EMPOISONNEMENT
serviette mouillée ; faire respirer du vinaig-re et glisser dans la bouche quelques g’outtes de rhum ou autre cordial ; réchauffer la rég’ion du cœur et de l’estomac.
Si la syncope était causée par une hémorrag-ie, arrêter riiémorrag'ie avant de combattre la syncope.
Administrer des infusions de café, et un cordial lorsque le malade a repris connaissance.
c) Asphyxie. — Quelle que soit la cause, manque d’air respirable, submersion, strang'ulation, absorption de g"az toxique comme l’oxyde de carbone, il y a arrêt de la respiration et le traitement applicable est le même :
Coucher le malade dans un lieu bien aéré, le haut du corps un peu relevé et incliné sur un côté ; écarter les mâchoires avec un morceau de bois en forme de coin ; débarrasser > la bouche et la g’org'e des matières qui pouvaient d’obstruer; on pratique les tractions rythmées de la lang'ue, i5 à 20 fois par minute ainsi qu’il est dit plus loin.
En même temps deux aides pratiquent la respiration artihciellc enopérant simultanément des pressions rythmées et énerg’iques sur les côtés de la poitrine concentriquement et sur le ventre de bas en haut, suivies chaque fois d’un relâchement brusquement. Ces pressions, au nombre de i5 à 20 par minutes, sont exercées au moment où l’opérateur, charg'é des tractions rythmées de la lang'ue, fait rentrer la langue dans la bouche. Elles cessent quand la langue est tirée au dehors.
Après ces manœuvres on pratique des mouvements rythmés d’élévation et d’abaissement des bras, des frictions, des applications chaudes, du massage des membres.
d) Coups de chaleur ^insolation, surmenage. — Uinsolation est l’accident le plus immédiat et le plus grave pendant les marches au soleil, sous les tropiques. Les troupes européennes ont à subir de ce fait des pertes notables et les Indigènes eux-mêmes n’y échappent pas.
Les hommes frappés d’insolation doivent recevoir des G. Reynaud. Hygiène co'oniale. ' 11. — a3
3o8 PREMIERS SECOURS EN ATTENDANT LE MÉDECIN
soins immédiats sans attendre l’arrivée à l’étape. La première chose à faire est de placer le malade à l’ombre, la tête élevée, et de pratiquer des lotions froides sur la têtci des frictions sur le corps. S’il ne respire plus, pratiquer la respiration artificielle soit par l’élévation rythmée des bras, soit par les tractions rythmées de la langue (i), qu’il ne faut pas craindre de prolonger pendant 20 minutes et plus. On le placera ensuite au convoi, à l’abri du soleil.