‹ Hygiène colonialeChapitre 16 sur 194 · TEMPÉRAMENT · texte numérisé non relu

TEMPÉRAMENT

celles qu’elles ont, en moyenne, en Europe. Leur fécondité y est g-énéralement supérieure à celle des pays tempérés. Les familles de 8 et lo enfants ne sont pas rares à la Réunion. Dans les colonies insalubres, les femmes seront dans des conditions d’infériorité marquées en raison de leurs fonctions sexuelles les exposant aux hémorragies, à l’anémie. C’est dire que les femmes des travailleurs, dépourvues de confortable, ne pourront pas sans danger coloniser les régions insalubres.

Si les statistiques desG*®^ d’assurances sur la vie sont très favorables aux chances vitales des femmes européennes de 3o à 5o ans dans les Indes Orientale^ Néerlandaises, il faut remarquer que ces résultats s’appliquent à des femmes d’une condition sociale assez élevée. Par contre la mortalité des jeunes Européennes attachées à l’armée anglaise des Indes est à peu près égale et même supérieure à celle des soldats Européens, les femmes se rapprochent davantage de la condition des femmes de colons ouvriers. Leur mortalité varie de i4 à 19 p. 1000 (de 1880 à 1892).

Il est désirable cependant que le colon européen ait sa famille dans la colonie où il s’établit. C’est pour lui une condition de succès, car il aura alors un foyer qui l’attachera à sa nouvelle patrie, et échappera aux funestes écarts du régime. Son existence plus régulière et plus stable le rendra plus persévérant dans ses entreprises, sera un nouveau stimulant pour son activité et l’empêchera de céder à cet irrésistible besoin de revenir le plus promptement possible dans la mère patrie qu’éprouve l’Européen, particulièrement le Français expatrié.

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