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V. — Murs

Il n’est question ici que des murs extérieurs et des murs de refend.

La maison coloniale, étant ordinairement de petite dimension, n’a pas besoin de murs d’une grande épaisseur. Cependant l’épaisseur des murs ne sera pas réduite à l’excès, car les murs épais sont aussi bons protecteurs contre la chaleur que contre le froid.

Ils seront plus aptes à la protection contre la chaleur et seront moins hygroscopiques si, au lieu d’être massifs, ils sont formés de 2 parois solidaires, mais séparées par une couche d’air d’une épaisseur déterminée. Le bois et la brique se prêtent plus particulièrement à l’édification de ces doubles parois. Ainsi un matelas d’air se trouve compris

(i) Figure emprunlée aux Archives de médecine militaire, 1908.

HABITATION PRIVÉE

dans l’épaisseur du mur. Il pourra être renouvelé par des ouvertures ménag'ées de loin en loin dans le mur (i). Mise en communication avec l’air des mansardes, cette couche d’air pourra subir un mouvement ascensionnel et être ainsi renouvelée en même temps qu’elle sert à la ventilation intérieure.

Les 2 placag-es formant le mur creux peuvent être réduits à une très faible épaisseur, lo centim. par exemple. La solidité est suffisante g'râce à des briques unissantes de Jenning-s, à des armatures en fer ou à des poutres.

Les parois en bois seront faites à l’extérieur en planches épaisses de bois dur. Les parois en briques seront faites à l’extérieur en briques pleines et à l’intérieur en briques creuses.

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