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PLANCHERS, PLAFONDS

Daminaii). Ce dernier procédé, encore inusité dans les pays chauds, présenterait quelques inconvénients en raison des hautes températures capables d'altérer le bitume. Il a l’avantage de supprimer « l’entrevous » .

Pour prévenir la putréfaction des parquets de bois, on a préconisé l’application de vernis, de cire, d’encaustique,

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Fig. 6. — Parquet sur asphalte.

OU, dans les appartements autres que ceux d’apparat, de coaltar associé à froid avec l’huile lourde de houille (i d’huile pour 3 de coaltar). L’huile de ricin, si commune sous les tropiques, ou l’huile de lin bouillante appliquées en 2 ou 3 couches donnent d’assez bons résultats. Vallin et Lard ont montré par leurs travaux que la paraffine dissoute dans la benzine de pétrole ou même pure et bouillante (Claudot et Follenfant) donne de la solidité au plancher, en fait un bloc hermétique, pouvant être poli.

L’asepsie et l’imperméabilisation relatives peuvent être obtenues par ces soins minutieux. Mais il n’y faut pas compter absolument dans les colonies où, sous l’effet de la chaleur et des insectes, les bois pourrissent, les planches se disjoignent et les détritus riches en microorganismes s’accumulent dans l’espace compris entre le parquet et le plafond de l’étage inferieur, c’est-à-dire dans l’entrevous. Le microbe de la pneumonie (Ernmerich), celui de l’œdème malin (Utpadel), celui de la fièvre typhoïde (Chour) ont été décelés dans les poussières d’entrevous.

On a trouvé jusqu’à /4 millions de germes divers par gramme de poussière d’entrevous dans une caserne.

G. Reynaud. Hygiène coloniale.

3^ HABITATION PRIVÉE

Dans le but de diminuer les inconvénients de ces amas de détritus et aussi pour atténuer la trop g'rande sonorile des parquets en bois, on remplit le vide avec des copeaux de menuisier trempés dans un lait de chaux épais et additionné de I kilog-r. de chlorure de zinc par hectolitre de lait de chaux. On a proposé aussi un mélang-e de tourbe moulue (4 à 6 volumes) et de chaux éteinte, mélang-e lég-er, imperméable, incombustible, mais d’une application trop compliquée. La « laine de scories » ou mousse de laitier, obtenue en projetant un violent courant d’air dans les scories en fusion, est plus recommandable. Elle forme, sous une couche de 4 à 5 centim., une bonne protection contre la chaleur, en raison de sa faible conductibilité.

Les parquets en bois démontables, permettant le nettojag'e et la désinfection de l’entrevous par intervalles, constituent une très heureuse innovation. Les parquets Guérin (de Paris) sont de ce dernier système (i). Ils permettent la construction rapide de maisons démontables.

Mieux vaut supprimer l’entrevous comme dans les parquets Cassard ou dans les parquets faits de carrelag'es divers reposant sur un béton ou sur des voûtes.

Le dallag-e ou carrelag'e a, dans les pays chauds, l’avantag-e d’être plus froid que le plancher de bois, il est de plus imperméable et permet un nettoyag-e parfait avec le llng-e ou la sciure humides. Le parquet du rez-de-chaussée reposera sur des voûtes soutenues par des poutrelles de fer. Les vides seront remplis de béton ordinaire ou mieux d’un pisé de mâchefer et de chaux hydraulique formant un béton rig-ide et hydrofug'e. Les mêmes principes sont applicables aux étag-es où, cependant, les planchers seront de moindre épaisseur.

Plafonds. — En raison des fâcheux errements trop souvent suivis, il n’est pas superflu d’insister sur la nécessité

(i) Voy. Arnould, Nouv. âlémmls d'hygiène. 1909

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