Baldinius, Chaussures antiques
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ressemblantes : ce sont des brodequins ouverts sur le cou de pied ; seul le mode de fixation varie, les Perses lacent ce brodequin autour du cou de pied au moyen d’un cordon de couleur voyante.
De plus le chausson perse avait une forme allongée. Fait d’un morceau de peau d’une seule pièce, il était retenu par une courroie liée sur le cou de pied.
Chez les Parthes, le peuple et les soldats allaient
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pieds nus, tandis que les chefs enfermaient leurs pieds dans une espèce de sac informe.
Les Scythes portaient des demi-bottes ressemblant «au soulier napolitain actuel ».
Les Arméniens portaient des chaussures très résistantes, car leur pays était très montagneux.
Chez les Assyriens, on rencontre une grande variété de modèles.
D'abord les sandales, qui étaient faites de cuir et
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étaient fixées par des lanières partant de la semelle entre le gros et le deuxième orteil et du talon pour aller se nouer sur le cou de pied.
On voit aussi une bottine guêtre portée surtout par les guerriers. Sa hauteur est variable ; certaines montent jusqu'à mi-jambe, d’autres vont jusqu'aux
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genoux ; d’autres enfin sont ajustées d’une sandale patin qui recouvre l'extrémité des orteils.
On sait peu de choses sur la chaussure chez les Syriens. Certains historiens disent que les Syriens étaient chaussés de jaune et que les cothurnes des Syriennes étaient de couleur pourpre. Mais toutes ces données sont peu sûres.
Les Phéniciens ont eu des chaussures qui ressemblaient beaucoup à celles des Assyriens, avec lesquels ils furent longtemps en relations commerciales.
Les Carriens et les Béotiens étaient des peuples peu civilisés. Les chaussures béotiennes étaient des
embades, espèces de bottes basses à semelle assez
motte
épaisse : de plus le sabot et la galoche étaient d’usage courant.
«Les Béotiens étaient surnommés « Croupézophores », c’est-à-dire porteurs de sabots ».
Les Carriens portaient des chaussures grossières faites de peaux non préparées que l’on appelait les « carbatines ».
Les Lydiens, peuple primitif, ont porté la cothurne.
Les documents retrouvés chez les Phrygiens indiquent que ce peuple était assez habile dans l’art de la cordonnerie.
La chaussure phrygienne était un brodequin bas, qui enveloppait complètement le pied et était maintenu au pied par deux lanières nouées sur le cou de pied.
On voit aussi un modèle très élégant, haut de tige, dont les côtés et le devant sont garnis de peau de tigre ou de lion.
N'est-ce pas cette dernière forme qui aurait inspiré le & campagus » grec et romain
Il est intéressant de dire un mot des chaussures chez les Amazones. Une chose surtout est curieuse, c’est que, de quelque façon qu’on les ait représentées, les chaussures de ce peuple ont un caractère très féminin, tant par la forme élégante, que par la fantaisie des ornements et la souplesse des matières employées.
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L'Europe.
Chez les Grecs, la chaussure, comme toutes les autres parties du vêtement, connut un haut degré de luxe et de perfection.
La chaussure indiquait la position sociale des personnes qui la portaient. Cependant l'usage des chaussures n’a pas toujours été admis par les lois.
« C’est ainsi que nous voyons, à Sparte, le législateur Lycurgue,qui vivait neufsiècles avant Jésus-Christ, ordonner au peuple de marcher pieds nus, exception étant faite seulement pour la chasse et le combat. » (1)
Nous trouvons toute une collection de chaussures. D'abord la crépide, qui était la chaussure nationale ; c'était une sandale à semelle très épaisse qui recouvrait également le talon.
Les lanières qui servaient à fixer cette chaussure partaient des bords de la sandale et du talon pour s’entrecroiser sur le cou de pied. Les orteils seuls n'étaient pas recouverts par les lanières.
Puis la cnémide qui n’était autre qu’une sandale un peu plus couverte que les sandales habituelles,
Puis vint la cothurne qui fut primitivement une chaussure employée uniquement pour le théâtre.
L'invention en est attribuée au poète Eschyle, le père du théâtre grec. Désireux de donner plus de
majesté aux acteurs chargés de représenter les