‹ Hygiène de la chaussureChapitre 15 sur 28 · Yernaux, La chaussure à travers les âges · texte numérisé non relu

Yernaux, La chaussure à travers les âges

Lee pen

qu'elles pouvaient difficilement marcher avec, s’estropiant et se couvrant les pieds de cors et de meur-— trissures. Ün moraliste français en parlait comme « du plus grand mal du siècle ».

Au xvi siècle, la mode est définitivement fixée à la botte. On en voit de diverses sortes. Elle était faite de cuir de Russie, de cuir hongroyé (importé de Hongrie), de velours brodé d’or et d'argent.

Tout le monde portait des bottes à cette époque. C'était un véritable engouement. On faisait des bons mots à ce sujet (1). Comme on demandait à un Espagnol des nouvelles de Paris, il répondait: « J’y ai vu bien des gens, mais il ne doit plus y avoir personne à cette heure car ils étaient tous bottés et apparemment sur le point de partir. »

De la mode des bottes provient l’invention des ladrines où lazarines, qui avaient la tige épanouie en haut. Les bottes devinrent ensuite plus basses. La tige avait alors un large revers qu’on ‘appelait bas à bolter.

Avant le xvrre siècle les souliers étaient aussi très en faveur. On appelle encore aujourd’hui « souliers Richelieu > une sorte de souliers inspirés de cette époque.

Ce soulier enfermait complètement le pied et était composé d’une empeigne piquée tout autour sur les quartiers ouverts devant et se fermant par un lacet.

I existait aussi une chaussure spéciale aux gens du

Page 1