Yernaux, La chaussure à travers les âges
39e bottes à chasser, des bottes pour tous les moments de la journée, puis des souliers pointus, des souliers à bouts carrés, souliers à patins, à lacets, souliers en cuir, en maroquin, en satin.
Au xvure siècle, la mode se stabilise. Les souliers
de femmes ont des talons hauts, tandis que ceux des
Le
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hommes sont plats. On voit surtout des souliers à boucles ; pour les cérémonies ils étaient rehaussés d’or ou de diamants. J
Le sabot chinois est aussi très en faveur : il a une semelle en bois, très relevée du bout, le dessus est en cuir ou en satin.
À la fin du xvin° siècle apparaît a mule, celle des
hommes à quartiers bas, talons plats, celle des fem-
mes sans quartiers, lalons larges. La botte qui avait disparu réapparaît aux premiers jours de la Révolution. Elle est assez uniforme, la tige est montante et simple. La mule se fait alors en France aux couleurs nationales : bleu, blanc, rouge.
À partir du xIx® siècle, on verra peu de changement dans Part de la cordonnerie. Les talons seront plats ou élevés, les chaussures montantes ou basses, suivant la mode, mais la forme initiale restera à peu près la même.
En 1812, les souliers de couleur sont très en vogue ; puis de 1815 à 1830, on voit des souliers pointus, des souliers à bout carré : en 1818 apparaissent les chaussures lacées de la pointe au cou de pied et les chaussures boutonnées sur le côté, enfin en 1828 se montrent les souliers ornés de « brandebourgs ».
C’est à cette époque que la découverte de procédés nouveaux va révolutionner la cordonnerie.
En 1809 est essayée en Angleterre une machine destinée au clouage des semelles ; en 1850, une autre machine qui produit les chevilles pour le clouage ; en 1829, un Français, Thimonier, invente la machine à coudre, ét enfin en 1860, un nouveau modèle de machine perfectionnée nous arrive d'Amérique. Toutes ces machines se sont de plus en plus développées, et à l'heure actuelle des usines entières fabriquent chaque jour une grande quantité de souliers. Gette industrialisation a permis de mettre à la portée de toutes les bourses ce qui autrefois était l’apanage des classes privilégiées.
A. Franchet | 3