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Yernaux : La chaussure à travers les âges

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double couture sur les côtés. C’est encore ce brodequin mililaire que nous retrouvons dans l'armée française pendant la guerre 1a14-1g18.

Revenons à la chaussure civile. En 1900, une découverte apporte un cuir nouveau : c’est le cuir chamoiïsé, daim et antilope.

Au début du xx siècle, la forme générale des chaussures est allongée ; les talons des chaussures de dames sont « Louis XV » (six à sept centimètres) ou « bottier ». La forme pour homme aura le même caractere et sera munie d’un talon de trois centimètres.

En 1910, la forme allongée perd sa faveur ; un nouveau genre apparaît, c’est la forme dite « américaine », à bout court el élevé. Cette forme est peu élégante, aussi, peu de temps après, le bout américain est atténué.

Vers cette époque naissent de nouveaux cuirs, tel le crocodile, mais ces cuirs sont le privilège des

chaussures luxueuses.

La période 1914-1918 arrive ; le cuir est très cher, on emploie les chamoisés : daim et antilope. A cette époque on appelle « cothurne » tous les souliers découverts.

De 1919 à 1920, le soulier est beaucoup moins porté par les femmes ; seule la botline haule est en vogue ; son modèle est le suivant : forme à bout large et arrondi, talon très élevé, empeigne courte,

tige très montante, Les matières employées sont le

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daim, les draps, l’antilope, le chevreau, le box-calf, les vernis.

Une chaussure d’un genre nouveau fait son apparition ; elle est due à la guerre et porte le nom de bolle aviateur. C’est une chaussure à tige montante allant jusqu’au genou, et moulant la jambe sur toute sa longueur.

Elle fait partie de la chaussure militaire, mais elle est portée aussi dans le civil, par les hommes et par les femmes.

Nous arrivons ainsi en 1920. La chaussure tend à se simplifier, à devenir plus légère, plus hardie. Le soulier devient alors, chez la femme (1), la parure aux fantaisies innombrables portée sur un bas léger de couleur tendre ».

Le soulier d'homme fournit aussi un grand nombre de modèles.

Nous n’étudierons pas en détails cette période coutemporaine. Nous nous bornerons à en tracer les règles générales.

Après la forme à bout large succède un bout atténué, puis légèrement pincé, puis allongé, eflilé, et très pointu. ;

Pendant quelque temps, nous demeurons à la forme allongée. Puis le bout redevient élargi et rond, pour être ramené ensuite dans une moyenne mi-arrondie, avec l’extrémité quelque peu abattue.

l'existe des souliers pour chaque moment de la

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