LA TIGE
La tige doit être assez élevée pour soutenir l’articulation tibio-tarsienne et maintenir les ligaments latéraux ; cependant, le contrefort ne doit pas blesser le tendon d'Achille, aussi ne montera-t-il pas très haut et ne sera-t-il pas trop rigide.
La chaussure doit serrer le talon et le cou de pied, ce sont les deux points fixes dans l'axe desquels se fait le serrage de la chaussure. La ligne rejoignant ces deux points s'appelle «& l’entrée » de la chaussure.
L'adaptation de la chaussure à la forme du pied doit être parfaite. Elle doit se mouler sur les creux, protéger les saillies sans gêner la circulation veineuse.
La mode des chaussures change d’année en année, : mais notre pied ne modifie pas sa forme.
Les blessures des pieds, quoique peu graves, sont une cause de fatigue générale, de courbature. Quand le pied est blessé, là marche devient pénible, douloureuse ; au lieu du jeu musculaire régulier de la marche se produisent des contractures anormales. L’individu blessé prend des attitudes pour atténuer
la douleur, d’où surmenage musculaire.
Conclusions
La chaussure, procurant la sécurité contre les chocs extérieurs, facilite ainsi la marche de l’homme civilisé ; car la marche physiologique idéale exigerait l’aisance de tout le corps, surtout des membres inférieurs, et l’absence de tout vêtement, même de la jambe et du pied.
La plupart des déformations du pied et certains accidents pathologiques légers ou même d’une certaine gravité ont pour cause de mauvaises chaussures. |
L'étude de l'anatomie et de la physiologie de la jambe et du pied mène à la conception d’une chaussure rationnelle.
Ses caractéristiques sont :
Le contour de la chaussure doit épouser celui du pied. :
Son bord interne doit être rectiligne.
La chaussure doit être suffisamment longue pour permettre aux orteils de s’allonger complètement et suffisamment large pour empêcher leur chevauchement,
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Le talon, enfin, doit être large et ne pas dépasser trois centimètres de haut.
Il est encore peu de fabricants appliquant de tels principes. Il faut espérer que les récentes études sur la physiologie de la marche dans ses rapports avec la forme de la chaussure orienteront bientôt et de façon définitive la fabrication de la chaussure vers des modèles de forme rationnelle tels que nous avons tenté de les préciser.
Vu : le Président de la thèse, L. TANON.
Vu : le Doyen, ROUSSY.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
S. CHARLÉTY.