LIVRE XX
m l/lNFLUENCE DES MALADIES DE L*ENFANT SUR LA SANTÉ DES NOURRICES.
Si le nouveau-né peut recevoir d'une nourrice étrangère le germe de différentes maladies contagieuses, il peut aussi , par réciprocité, lui transmettre quelques-unes de ses maladies. Les accidents de cette nature sont relativement plus rares, mais on les observe encore en assez grand nombre. Seulement, ici, Tallaitemént n'est plus pour rien dans leur manifestation. La transmission des maladies de Tenfant à la nourrice s'opère en vertu des lois pathogéniques ordinaires de l'adulte : cette transmission est plus directe que celle qui vient de la nourrice au nouveau-né, puisque le lait n'a plus ici d'influence ; elle est le résultat ou de Yinfection ou de la contagion.
C'est par contagion que la gale, le favus, le muguet, les ophthalmies et la syphilis constitutionnelle héréditaire peuvent remonter de l'enfant à la nourrice ; mais c'est généralement par l'infection que la variole, la varicelle, la rougeole, la scarlatine, le choléra, la diphthérite, etc., se transmettent des nouveau-nés à celles qui sont chargées de les nourrir. Il y a peu de contestations