‹ Hygiène de la première enfance (volume 2)Chapitre 32 sur 143 · SANTÉ D'UNE MÈRE QUI VEUT NOURRIR · texte numérisé non relu

SANTÉ D'UNE MÈRE QUI VEUT NOURRIR

OU dont le dévdoppement ultérieur possible est indiqué par des maladies héréditaires consistées dans la famille, il faut les empêcher d'entreprendre l'allaitement de leurs enfants. On ne saurait, à cet égard, apporter trop de prudence et remédier de bonne heure à la viciation originelle de la constitution du fœtus , pour corriger par Taliraentation donnée par une nourrice étrangère, bien portante, les vices héréditaires qui tôt ou tard se développent chez les enfants.

Les femmes qui, par une consanguinité directe ou rapprochée , appartiennent à une race scrofuleuse, phthisique on tuberculeuse^ névropathique avec épilepsie, aliénation, etc. ; cancéreuse^ rachitique y goutteuse OM syphilitique ^ doivent réfléchir mûrement avant de donner le sein à leur enfant. Elles ne peuvent nourrir, dans des cas exceptionnels, que lorsqu'elles sont fortes, bien constftuéedy et il faut que, du moins en apparence, elles lie présentent aucun symptôme de ces affections héréditaires. Dans ce cas > elles doivent s'interdire l'allaitement.

On doit, en outre, tenir compte de la santé du père, car il est possible que l'alliance ou le croisement avec une meilleure race ait imprimé au produit de la conception une vitalité toute diffé-

rente de celle qui serait résultée de ralliance de deux familles viciées dans leur origine ou dans leur constitution.

Il faut que le médecin sache apprécier la nature du produit de la conception d'après la santé du père et de la mère, et détermine si la disposition fâcheuse de la mère peut être corrigée par Timprégnation du père, et réciproquement. Dans le cas où il resterait des doutes dans son esprit, il n'y a pour lui qu'un moyen de résoudre la question, c'est de confier l'enfant à une nourrice étrangère.

A part cet état général de la mère, sa constitution actuelle ou sa disposition héréditaire, il est des femmes que l'on pourrait croire aptes à nourrir leur enfant, et qui cependant ne peuvent entreprendre cette tâche. On en juge d'après les caractères variables du produit de la sécrétion mammaire aux derniers moments delagrossesse. Je les indique plus loin ; toutefois il faut dire que ces caractères n'ont qu'une signification assez restreinte. S'ils manquent, ils ne peuvent régler la conduite du médecin, pour savoir si la femme doit ou ne doit pas nourrir. Lorsqu'ils existent, au contraire, ils doivent être pris en grande considération.

Ainsi, il est des femmes dont la constitution est

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