UNE FEMME QUI VEOT NOURRIR DOIT COMMENCER A SON PREMIER ENFANT
Quand une jeune femme peut nourrir, il faut qu'elle commence à son premier-né ; c'est le moyen de bien réussir dans cette tâche et d'éviter de grandes souffrances. En effet, la femme récemment accouchée, qui donne à teter, a des contractions utérines, dites tranchées^ très douloureuses, qui sont faibles après le premier accouchement, et qui sont tellement fortes après le second et le troisième, qu'on peut à peine les supporter. Entreprendre l'allaitement dans ces conditions , c'est le rendre infiniment plus douloureux qu'il n'eût été sans cela.
BOIICHUT. nVG. PREy ENF. 1.
Il en est de même des inflammations du sein, qui sont plus fréquentes quand on nourrit à un second ou troisième accouchement sans avoir nourri le premier-né.
Ces objections ne doivent pas empêcher une mère de nourrir elle-même ses enfants, mais elles signifient qu'en prenant cette détermination, il ne faut pas la prendre par caprice, et qu'il vaut mieux la prendre au début de la vie maternelle que plus tard.