CHAPITRE PREMIER
DE l'époque du sevrage.
A mohis de circonstances spéciales, telle qu'une maladie grave de la mère ou de la nourrice, V9\r
laitemeiit ne doit i)as être înterronipu avant Vâge de douze à dix-huit mois. Ce serait vouloir porter un grave préjudice à l'enfant que de le sevrer trop tôt; d'abord, parce que son développement éprouve un moment d'arrêt ; ensuite, parce que ses organes ne sont pas assez habitués à l'excitation des aliments qu'on pourra lui donner, et d'où résultent quelquefois des accidents plus ou moins sérieux; enfin, parce que, au moment de l'évolution dentaire, le sein est ime grande consolation pour les enfants, qui s'y attachent avec ardeur et y trouvent un grand soulagement à leur souffrance, U faut attendre que le travail de la dentition soit fort avancé ou presque terminé ; par conséquent, Tépoque du sevrage doit être fixée à l'âge de douze ou dix-huit mois. Pour mon compte, je choisis toujours, pour ordonner le sevrage des enfants, l'un de ces moments de repos qui existent dans la sortie de leurs dents, et je ne supprime l'allaitement qu'après la sortie des dents canines. De cette manière, l'enfant se trouve avoir les quinze ou seize premières dents caduq^ues, dont l'évolution est la plus pénible, et il ne lui reste à percer que les quatre dernières molaires qui viennent ordinairement avec une grande facilité. Il est également fâcheux de prolonger trop longtemps l'allaitement ; car on éprouve souvent de grandes difficultés pour l'interrompre, et Fen-
MAJ^lfeRE D'OPÉRER LE SEVRAGE. 333
tant pourrait souffrir de n'avoir pas une nourriture assez substantielle pour son âge.