‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 114 sur 171 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DE l'exercice.

L'exercice est une des plus importantes parties de Thygiène de l'enfant des villes. C'est le seul moyen de suppléer au désavantage qu'il y a pour lui à n'être pas élevé au milieu du bon air des campagnes.

Il faut,. même pour les plus jeunes enfants, les habituer tous les jours à l'influence de l'air extérieur, en ayant soin de les couvrir convenablement, selon la rigueur de la température. Sauf les jours de pluie abondante, de froid excessif et de tempête, la promenade prolongée, en été comme en hiver, leur est très-avantageuse, favorise leur développement, donne du ton et de la coulem* à la peau. Le soleil leur est surtout convenable^ et il est inutile de chercher, aussi complètement qu'on le fait, à les garantir de ses rayons, dont ils ressentent la salutaire influence»

Où le soleil n'entre pas^ le médecin entre souvent^ dit un proverbe italien^ et cela est vraî^ car les appartements obscurs sont ceux où le rachichitisme, la scrofule et la tuberculose prennent or-^ dinaireinent naissance.

Il n'est aucune raison, sauf le cas de maladie et de mauvais temps, qui puisse empêcher de

ËIERCIGE. 351

sortir les enfants. Ce serait mal calculer leur intérêt que de croire remplacer la promenade et l'exercice sur un tapis, en plein air, dans un jardin, par l'ouverture des fenêtres de leur appartement ; il faut les promener au dehors, et, si cela est possible, y passer la plus grande partie de la journée avec eux.

Il y aurait convenance et utilité à posséder un moyen simple, commode et peu coûteux déporter les enfants en bas âge, sans les exposer à la gêne, î\ la fatigue, ou, ce qui est infiniment plus grave i à des difformités.

FiG. 37. — PromeneuBe pour les onfants on hus tkgt>.

La promumu < proposée M. le

352 LE SEVRAGE ET LES SOINS COKPOnELS.

docteur A. Didot (de Liège) (1) , est une simple corbeille d'osier, ouverte dans sa moitié supérieure, fermée dans sa moitié inférieure par un tablier à charnière, contenant un siège mobile et muni de deux anneaux destinés à recevoir le bras de la personne qui porte l'enfant, en lui donnant plus de sûreté et d'aisance dans ses mouvements.

Pour se servir de la promeneuse, voici comment on s'y prend : l'enfant est enveloppé dans ses langes, et vêtu comme d'ordinaire; la bonne passe son bras dans l'anneau droit pour le bras gauche, et dans Tanneau gauche pour le bras droit ; elle le fait cheminer jusqu'au dessus du coude. Alors le bras et l' avant-bras s'étendent obliquement derrière la promeneuse qu'ils soutiennent, et les quatre derniers doigts de la main viennent s'appliquer sur le bord externe du fond qu'ils embrassent. De cette façon, l'appareil est solidement fixé, et n'exige aucun concours de l'autre bras ou (le l'autre main.

Le tablier à charnière est ensuite ouvert, l'enfant est placé dans la promeneuse que l'on tien t inclinée, puis on ferme la valve mobile que Ton assujettit avec une cheville, ot Ton sp met on loute.

(1) Didot, Promeneuse pour les enfants en las âge {fiuUetin âp thér., 1852, t. XLUI, p. 237).

Page 1