VÊTEMENTS
recommandation, afin d'éviter les accidents qui peuvent résulter de la compression de la tête dans le jeune âge. On a, en effet, mais sans trop de raison, cherché à rapporter à cette cause le développement de plusieurs maladies du cerveau, et en particulier de l'aliénation mentale.
De la flanelle. — Je ne terminerai pas ce qui est relatif à l'habillement des enfants sans parler de la flanelle^ et sans blâmer son usage, devenu trop fréquent pour les besoins de l'enfance. Ce tissu de laine fort doux, qu'on applique immédiatement sur la peau, ne convient qu'aux enfants nés avant terme, à ceux qui sont trop débiles, et à ceux enfin que Ton suppose faibles de poitrine par suite de la violation originelle des parents. Alors il est vraiment utile à ceux qui en font usage, et qui se trouvent parfaitement bien de la douce chaleur dans laquelle ils vivent.
Au contraire, les enfants qui sont à peu près bien développés, et qui n'inspirent aucune crainte sous le rapport de la constitution, ne doivent pas être habillés de flanelle. C'est le moyen de les énerver et de les rendre trop susceptibles à l'influence du froid. Il vaudrait mieux adopter un moyen d'éducation tout opposé, et quand ils sont assez grands, les laver tous les jours avec de l'eau froide à 20 degrés centigrades. La flanelle est pour eux un vêtement nuisible, qui m la
peau à un degré de chaleur trop élevé, surtout au moment des élévations de température extérieure, et il en résulte des transpirations abondantes, et des éruptions siidorales quelquefois accompagnées de très-vives démangeaisons.
Vêtements de nuit. — Une fois arrivés à l'âge d'un an ou dix-huit mois, les enfants que l'on couche avec ou sans maillot se découvrent toujours la nuit, en se retournant dans leur lit et en agitant leurs membres.
On les trouve presque toujours endormis avec le corps à découvert, plus ou moins à nu. C'est là qu'ils prennent froid, qu'ils s'enrhument et contractent des angines dont on ignore l'origine, en raison des soins qu'on a de leur personne pendant le jour. On dit souvent : Je ne sais comment il se fait que mon enfant puisse s'enrhumer ; il est toujours bien couvert et nous le garantissons parfaitement du froid. Cela est vrai pendant le jour, mais il n'en est pas de même pour la nuit. Alors les enfants qu'on déshabille sont mis sous des couvertures qui ne restent pas une heure en place; ils se découvrent et tombent malades. On peut remédier à cet inconvénient de deux manières : ou en attachant les couvertures de chaque côté du lit, ou par de longs sacs de nuit qu'on noue audessous des pieds.
Les sacs de nuit pour l'enfance doivent être de
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toile OU de flanelle, avec de longues manches dépassant les mains de 20 centimètres. Une fois T enfant placé dans son sac noué autour du cou, audessous des pieds et à F extrémité des bras, on le couche, et il a beau s'agiter dans son lit, il a, quoi qu il fasse, sur le corps une double épaisseur de toile et de laine. De cette façon, il n*a jamais de refroidissement pendant le sommeil, et en outre ce vêtement le garantit contre les mauvaises habitudes d'onanisme qu'il pourrait prendre.