IXFLCESCE DES ANCIENNES MALADIES
idée préconçue, on voit que cette communication d'accidents secondaires peut avoir lieu. J'en ai vu plusieurs exemples, et je ne suis pas le seul qui en ait observé de semblables ; j'ai vu des enfants atteints de syphilis secondsdre transmettre à leur nourrice, par le moyen de gerçures au mamelon, des inflammations ulcéreases faisant tomber le bout de sein, et qui étaient suivies d'angines, de plaques muqueuses et de syphîlîdes cutanées, etc. Il y a des exemples d'enfants qui ont ainsi infecté plusieurs nourrices successîv^:*mf^nt, <ii cSvtz ïh:^ quelles l'autre enfant, frère ou sœur de lait, a ^ga^ lement contractée maladie. Ces faîtfj sont en Zimtz grand nombre pour fixer l'attention, et si Win m sont pas également explicitais, il en est qui stiffisent aux personnes non ini/tr^fi^^ dans ce â<i\M pour entraîner la cf>nviction, J'en aï raj/j//ii/: an très-grand nombre (1). Quelques-uns ont ^i/t observés par moi, et j'ai emprunta len autr^ à Hunter, Cullerier, Rayer, Vidal, Put/îjçnat, Diday, etc.
L'époqueà laquelle les syinpt/)mr«syphîlirîqu/*<^ se montrent chez un enfant qui en a reçu Ut germe par héiédité est à fK;u pr'r'^ r/,uHUnuiit<M du premier au deuxi^^mr» /nois de la vi<; 'rxlra ul/î-
(1) IJouchut, Trailc pratique de% malnUni d^i WfUhmu néxt (les enfants à la mamelle et de In r.fxunti". cnf'int.i'.^ k" hMivm, Paris, 1862^ p. 9{
rine : aussi rien de plus commun que de voir des mères sypliilitiques donner naissance à des enfants, d'abord bien constitués en appai'ence ; puis, au bout de quinze jours, un mois ou sk semaines, ces enfants sont pris des symptômes syphilitiques dont nous allons parler. Quelques personnes prétendent avoir vu des syphilides se montrer chez des nouveau-nés au huitième jour après la naissance ; ce fait aurait besoin d'une nouvelle confirmation, car rien, dans Tétat actuel de la science, n'autorise à le croire vrai. Il faut bien se rappeler, pour pouvoir porter un jugement exact sur ces cas de syphilis héréditaire, que plusieurs médecins confondent à tort plusieurs des éruptions qui surviennent chez de jeunes enfants, avec des syphilides dont elles n'ont cependant aucun des caractères.
La syphilis héréditaire peut-elle se traduire par des symptômes extérieurs apparents sur l'enfant, au moment même de la naissance ? Cette question est encore controversée. Des praticiens du plus haut mérite ont dit que les faits de ce genre ont été observés d'une maniènî incomplète, et que, dans le petit nombre de cas qui ont été signalés, les enfants étant mort - nés , leurs prétendues syphilides ne seraient que de simples produits de la décomposition commençante du derme. Cette explication n'est peut-être pas très-exacte, car on