CHAPITRE PREMIER
DE l'alternance DES GERMES MALES ET FEMELLES.
Il y a quelques années, un médecin faisait connaître, dans un travail de statistique fort curieux,
(i) Hippocrate, De la nature de Venfant (OEuvres complètes, édition Littré. Paris, 4851, t. VII).
que sans prétendre reconnaître le sexe de Tenfant chez une primipare, il pouvait y arriver dans les grosseses suivantes'. Après avoir proclamé la loi d'alternance des germes mâles et femelles, il disait qu'étant connu le sexe du premier enfant, il fallait considérer la réapparition des époques comme dépendant de la ponte d'un ovule de sexe opposé, et qu'alors, comme il y avait chaque mois, par alternance, des règles de garçon et des règles de fille^ il suffisait de compter les époques écoulées entre un accouchement et une nouvelle grossesse pour connaître le sexe de l'enfant. Quinze fois j'ai vérifié l'exactitude de ce fait, qui semble démontrer l'alternance des germes mâles et femelles, mais ce n'est pas suffisant, car il faut en pareille matière se méfier des coïncidences. Attendons donc qu'un observateur ait réuni quelques centaines de cas à l'appui de cette théorie, et c'est alors seulement qu'on pourra savoir à quoi s'en tenip.