‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 19 sur 171 · INFLUENCE DE L'ÂGE RELATIF DES PARENTS. M · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'ÂGE RELATIF DES PARENTS. M

> On voit que, dans tous les pays sur lesquels nous possédons des documents officiels, le sexe masculin domine dans les naissances, quels que soient d'ailleurs les temps et les lieux, la race et la nationalité.

> Bien que les lois qui président à la physiologie de l'homme soient plus ou moins indépendantes de celles de la physiologie des mammifères, il m'a paru intéressant d'examiner les résultats obtenus par quelques éleveurs.

» On lit dans une lettre adressée à Girou de Buzareingues par M. H. de la G... (1) :

» En 1803, j'avais acheté à la bergerie de Per- . pignan lA béliers, dont 2 seulement étaient vieux. Des circonstances particulières ayant déconcerté mes projets, je fus contraint de placer mes béliers un à un ou deux à deux dans différents troupeaux, à cette seule condition que toutes les agnelettes métisses qui en proviendraient me seraient vendues au prix moyen de la race indigène. Lorsque, profitant de ce droit, j'acquis les agnelettes, j'eus lieu d'observer que le nombre en était beaucoup supérieur à celui des mâles, excepté dans le troupeau où les deux vieux béliers avaient fait la monte concurremment avec un de 30 mois. En 180/i, un de mes vieux béliers ayant péri, celui qui survécut

(1) Girou de Buzareingues, De la génération , Paris, 1828, in-8, p. d34 à 137.

se trouvant supérieur à ceux qui me restaient, je le gardai avec deux autres parvenus à Page de 3 ans 1/2 pour la monte de mon troupeau qui me produisit à peu près autant de mâles que de femelles. En 1807, j'achetai 3 béliers sans cornes âgés de 18 mois, et je réformai les 3 autres. Le nombre de femelles fut beaucoup plus considérable que celui des mâles. En 1808, le nombre des femelles diminua, quoique encore supérieur à celui des mâles. En 1809, j'achetai A autres béliers, dont 2 vieux avaient fait la monte à la bergerie de Perpignan. Depuis cette époque, je n'ai guère employé que des béliers vieux qui avaient déjà fait la monte à la même bergerie, et ils ont donné, à peu près autant de mâles que de femelles.

» En 1819, M. Périer, fermier du domaine d'Is, dans l'Aveyron, résolut, pour des raisons particulières, de ne pas livrer ses brebis au bélier. Il acheta des agneaux mâles de 6 mois et les mit dans le troupeau de ses brebis, ayant soin d'en éloigner tout mâle adulte. Ses bergers et ses domestiques, dont le salaire consistait en partie dans la faculté de tenir plusieurs brebis portières civec le troupeau dé la ferme, ne jugèrent pas à propos de suivre l'exemple de leur maître, et ils placèrent leurs brebis dans les troupeaux du voisinage où il y avait des béliers. M. Périer n'obtint pas de sa spéculation le résultat qu'il en attendait : ses bre-

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