DU REJET DU MÉGONIUM PAR Û NOUVEAU-NÉ
Peu après sa naissance, Tenfant doit rendre les excréments accumulés'dans l'intestin pendant tout le cours de la gestation , et qu'on appelle du méconium^ en raison de sa couleur semblable à celle du suc de pavot.
Si le méconium n'est pas rendu dix *à douze heures après la naissance, sa rétention peut donner lieu à des accidents plus ou moins graves. Au J>out de vingt-quatre heures, les enfants s'agitent,
BOUGHUT. — UYG. PRBM. ENF, . 8
iU LA NAISSANCE.'
se tordent et crient par suite de coliques, ils vomissent et ont quelquefois des convulsions internes ou de Téclampsie.
La rétention du méconium peut être le résultat d'un spasme du sphincter de l'anus ou d'une atonie des voies digestives, en général, chez des enfants qui sont faibles et ont souffert au passage.
Le premier lait, ou colostrum^ qui généralement suffit pour faciliter l'expulsion du méconium, ne peut y réussir dans ces circonstances, et il faut aider à son action par d'autres moyens. Des suppositoires de beurre de cacao, des lavements, des bains tièdes, des fomentations émoilien tes sur le ventre peuvent d'abord être employés ; mais si cela ne réussit pas à provoquer ■la sortie du méconium, il faut, sans plus tarder, donner les sirops faiblement purgatifs, ordinairement employés dans la cii'constance.
Le sirop de chicorée composée, à la dose de 15 à 30 grammes, dans un peu d'eau sucrée, par cuillerées, l'huile d'amandes douces et la marmelade de Tronchin, 15 à 30 grammes suffisent toujours pour obtenir le résultat qu'on désire.
Quand l'enfant a été bien lavé, on le place dans des serviettes chaudes pour absorber toute humidité.
PREMIER HABIUJSWanr DU NOUYEAU-KÉ. 135