‹ Hygiène de la première enfanceChapitre 36 sur 171 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DES CONDITIONS DE SANTÉ d'unE FEMME QUI VEUT NOURRIR SON ENFANT, ET DES CONDITIONS RELA- TIVES AUX MALADIES DE FAMILLE.

Lorsque la constitution des femmes est altérée par quelque maladie générale, facile à apprécier, bu dont le développement ultérieur possible est indiqué par des maladies héréditaires constatées dans la famille, il faut les empêcher d'entreprendre l'allaitement de leurs enfants. On ne saurait, à cet égard, apporter trop de prudence et remédier de bonne heure à la viciation originelle de la constitution du fœtus, pour corriger par l'alimentation au moyen d'une nourrice étrangère, bien portante, les vices héréditaires qui tôt ou tard se développent chez les enfants.

Les femmes qui, par une consanguinité directe ou rapprochée, appartiennent à une race scroftileuse^ phthisique ou tuberculeuse^ névropathique avec épilepsie, aliénatio'h, etc.; cancéreuse^ rachù

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tiqtie^ goutteuse ou Si/philitique, doivent réfléchir mûrement avant de donner le sein à leur enfant. Elles ne peuvent nourrir, dans ces cas exception nels, que lorsqu'elles sont fortes, bien constituées, et il faut que, du moips en apparence, elles ne présentent aucun symptôme de ces affections héréditaires. Dans ce cas, elles doivent s'interdire l'allaitement.

On doit, en outre, tenir compte de la santé du père, car il est possible que l'alliance ou le croisement avec une meilleure race ait imprimé au produit de la conception une vitalité toute difiiérente de celle qui serait résultée de l'alliance de deux familles viciées dans leur origine ou dans leur constitution.

Il faut que le médecin sache apprécier la nature du produit de la conception d'après la santé du père et de la mère, et détermine si la disposition fâcheuse de la mère peut être corrigée par Timprégnation du père, et réciproquement. Dans le cas où il resterait des doutes dans son esprit, il n'y a pour lui qu'un moyen de résoudre la question, c'est de confier l'enfant à une nourrice étrangère.

A part cet état général de la mère, sa constitution actuelle ou sa disposition héréditaire, il est des femmes que Ton pourrait croire aptes à nourrir leuf enfant, et qui cependant ne peuvent en-

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