AUTEURS
et Villes
Nombre
Poids moyen
Nombre
Poids moyen
Nombre
Poids moyen
Copeiïhag'ue
Ingerslev
gr-
gr- 3 279
gr- 3 333
Scanzoni
Munich.
Hecker
Bailly
Fehling
Nœgelé
Winckel
Elssesser
Thomp.Lusk
Joulin
Paris
Tardieu
Breslau
Fesser
Bonn
Schrœder
Bruxelles
Quételet '
Dans sa statistique, Tardieu a relevé 493 enfants de j 600 grammes à 4 kilogrammes, 115 de 4 kilogrammes à 4500 grammes et 20 seulement au dessus de
4 500 grammes dont un atteignant le chiffre maximum
5 300 grammes. Ce poids que l'on observe une fois sur 20000 accouchements (Pinard) a été encore quelquefois dépassé. M^^ Lachapelle a reçu un enfant de 6000 grammes, Baudelocque et Depaul, chacun un de
6 500 grammes, Merriman et Bouchacourt chacun un de 7 kilogrammes, Waller et Flamm chacun un de 7 200 grammes, Osiander un de 7 2 59 grammes, Martin et Ch. Waller chacun un de 7 500 grammes, J. Ramsbootham un de 8 kilogrammes, J. D. Oœens et R. Barnes chacun un de 8 875 grammes, Cazeaux et Riembault un de 9 kilogrammes, Crantz un de 11 500 grammes. Les recherches d'Alfred Gonner tendraient à prouver que le poids moyen du fœtus correspondrait à une longueur du pied de 8 centimètres : au dessus ou au dessous de ce chiffre, le poids serait dépassé ou diminué. Avec un pied inférieur à 0,073 millimètres le fœtus ne serait pas à terme.
Winckel, Foisy, Depaul, Lauro de Franco et Segond s'accordent à reconnaître que le poids moyen des filles est inférieur à celui des garçons.
Causes de modifications du /?o/i5>. —Quelques circonstances peuvent modifier les moyennes précédentes :
Dans les accouchements gémellaires, la moyenne quoique abaissée, est encore en faveur des garçons. Foisy évalue d'après 1 3 observations de grossesses doubles, le poids moyen des garçons à 2 450 grammes, celui des filles à 2 o i ^ grammes. Lauro de Franco dan s 20 observations est arrivé à des résultats identiques.
D'après Hecker, Mathews Duncan , Foisy, Ingerslev , Rumpe, râge de la mère et son état de primi ou de multiparité mfluent aussi sur le poids de l'enfant.
Mathews Duncan conclut de 2 05 3 observations que la vigueur du système reproducteur de la femme attestée par le poids de l'enfant, va croissant jusqu'à 25 ou }o ans pour diminuer ensuite jusqu'au terme de la fécondité. Sur I 518 observations Foisy a trouvé le
i?8 ORGANISATION DE L'ENFANT
poids maximum chez les garçons issus de mères âgées de 40 à 50 ans, ou chez les filles de mères âgées de 30 à 34 ans. Pour Wernich le poids maximum de 3 292 garçons correspond à un âge de 35 à 39 ans chez la mère, celui de 3 1 27 filles à un âge de 40 à 44 ans, et en moyenne sans distinction de sexe sur 6 419 cas à un âge de 3 5 à 39 ans, se rapprochant de celui d'Ingerslev, 40 ans.
Le poids moyen des nouveau-nés, appartenant à des multipares, 7 livres 227 d'après Mathews Duncan, est supérieur à celui des nouveau-nés de primipares 7 livres 10. Cette différence se retrouve dans le travail d'Ingerslev : i 723 enfants de primipares pesaient en moyenne 3 254 grammes et i 727 enfants .de multipares 3412 grammes. Sur 6 887 enfants nés de primipares de 1860 à 1876 à la maternité de Paris, Tarnier trouve un poids moyen de 3 1 64 grammes pour 3810 garçons et 3 loi grammes pour 3 177 filles. Sur 3 866 enfants de multipares, dans la même période le chiffre s'élève à 3 372 grammes pour 4613 garçons et 3 1 20 grammes pour 4053 filles.
Rumpe indique au dessous de trente ans, pour les enfants de primipares, 3 121 grammes 6; pour ceux de multipares 3215 grammes 5; au dessus de 30 ans, pour les enfants de primipares 3133 grammes 8, pour ceux de multipares 3 173 grammes 43. Les enfants de multipares pèsent donc toujours plus que les enfants de primipares, ils ont aussi une longueur plus grande. Wernich a posé les conclusions suivantes : i*" L'âge aussi bien que le nombre des accouchements influe sur l'accroissement de poids et de longueur, et chaque facteur agit suivant une progression;
2° De très longs intervalles entre les grossesses successives troublent la progression des poids moins que des intervalles très courts, j'^La variation des sexes, trouble l'accroissement des poids des enfants, au détriment bien prononcé des filles venues plus tard; 4° Les premiers-nés, dont les mères ont été menstruées très-tard, sont moins volumineux que les enfants d'autres mères, et principalement de celles qui ont été menstruées de très bon heure.
Seront exceptés de ces règles générales, les enfants de races naines et de femmes à constitution débile ou dont la grossesse a subi l'influence soit d'une diathèse, syphilis, scrofule, etc., soit de troubles pathologiques vomissements, hémorrhagies, etc., qui par leur fréquence ont affaibli l'ensemble de l'organisme. Car le nouveau-né rappelle ses parents, dont il n'est que la réduction en miniature surtout au physique, et son poids, comme son développement dépendent de leur santé générale.
Perte de poids après la naissance. — L'enfant perd 200 à 230 grammes de son poids pendant les premiers jours après la naissance, et ne commence à croître sensiblement qu'après cette période à durée variable de 2 à 7 jours, en moyenne de trois jours. Cette observation de Quételet a été confirmée par Von Siebold, Winckel, Blache et Odier, Quinquaud, Haak, Foisy,' Lauro de Franco, Grégory, Schuetz, Fleischmann,' Stemer, etc., mais elle comporte quelques exceptions,' d'après Bouchaud et Kesmarzki.
Les filles perdent plus que les garçons, les enfants les plus gros dimmuent davantage. Suivant Winckel K. Vierordt, Schutz, les enfants alimentés au lait de
vache ne commencent pas à gagner du poids aussitôt que les enfants nourris au sein de la mère. L'avantage à ce point de vue est aux garçons sur les filles, et aux enfants de multipares sur ceux de primipares (JCezmarski, Schutz).
Les enfants qui ont subi la section tardive du cordon diminuent moins de poids dans les premiers jours de la vie que ceux qui ont subi la section précoce (Hofmeier, Budin, Ribemont, Zweifel). Ils commencent plutôt à se développer, mais l'accroissement quotidien est moindre jusqu'au neuvième jour (Hofmeier). Ribemont croit au contraire qu'il est plus rapide.
Causes de la perte de poids. — Les causes de la perte de poids sont les suivantes : i° L'expulsion du méconium évaluée à 60 ou 90 grammes; 2^ L'évacuation des urines estimée de 10 grammes à 15 grammes; 3° L'établissement de la respiration et de la transpiration pulmonaire et cutanée, dont les pertes varient entre 55 et 1 00 grammes ; 4° La petite quantité de liquide absorbé les premiers jours.
Bouchaud a trouvé en effet que la quantité de lait prise par le nouveau-né correspond à 30 grammes le premier jour, 150 grammes le second, 400 le troisième; 5 50 grammes le quatrième jour et en moyenne à 630 grammes par jour durant le premier mois.
A côté des causes physiologiques de perte de poids chez le nouveau-né, se manifestent aussi quelquefois des causes pathologiques, telles que la débilité congénitale, l'ictère, l'ophthalmie purulente, les affections inflammatoires du poumon et de l'intestin, l'inanition, etc. La vaccine et toutes les affections du premier âge (N. Guillot, Siebold et Malgaigne), l'oph-
thalmie des nouveau-nés (Schutz), ralentissent l'accroissement physiologique.
Dans les conditions normale s j, au neuvième jour, an enfant à ternie et sain, a toujours recouvré le poids qu'il avait en naissant. A partir de cette époque il doit s'accroître régulièrement, d'après Bouchaud, de 20 à 25 grammes par jour, pendant les cinq premiers mois, et de loà 15 grammes pendant les sept mois suivants. Blache et Odier, Segond donnent le chiffre de 30 gr. comme moyenne de l'accroissement quotidien, tout en admettant une variation possible de 1 5 grammes à 40 gram.
Il y a donc un intérêt majeur à vérifier de temps en temps, une fois par semaine au moins, dans les premiers mois, et tous les quinze jours jusqu'à un an, le poids de l'enfant à l'aide d'une balance de boulanger, si l'on n'a pas sous la main des instruments spéciaux comme les pèse-bébé de Bouchut ou de Groussin, de Desfossés, le pesonde H. Blot, celui de Blache et Odier, etc. Tout arrêt dans l'accroissement de poids, implique ou un état maladif de l'enfant, ou un allaitement défectueux nécessitant le changement de nourrice.
Les recherches de Bouchaud donnent les moyennes suivantes :
Epoques