PHARYNX — CAISSE DE RÉSONNANCE — TIMBRE
A. Anatomie et physiologie.
i . En écoutant d'une manière attentive un son musical, on entend un sow fo)îdamentalet, simultanément, toute une série de sons plus élevés, plus faibles, appelés harmoniques o\\ sons 'partiels.
Cette série comprend l'octave supérieur du son fondamental , la quinte de celle octave , la seconde octave audessus, la tierce majeure de cette octave, etc., c'est-à-dire une série de sons qui donnent un accord. Les vibrations des harmoniques, s'ajoutant aux vibrations du son fondamental, donnent des vibrations exactement périodiques d'une nouvelle forme.
Suivant Helmboltz, les différences du timbre delaportion musicale d'un son dépendent du nombre et de l'intensité des sons partiels. On a fait de graves objections à celle théorie, et il paraît certain que, sans nier l'influence des harmoniques, cet élément seul ne peut expliquer la nature du timbre, c'est-à-dire de cette qualité qui fait distinguer les sons de la même hauteur , suivant la source qui les produit.
Lorsque les molécules d'an corps solide sont ébranlées, elles vibrenttoutes àl'imissonetdonnent
50 MANUEL Dl:; l/llYÙIflNE DE LA VOIX.
le son j)ro;3re du corps, composé d'un son l'ondamental et de ses harmoniques.
Le corps -vibrant ébranle l'aii- et aussi les corps solides voisins ; mais les vibrations de ces derniers ne seront énergiques et perceptibles à l'oreille que lorsque leur son propre est identique avec celui du corps primitivement ébranlé, ou s'il en est du moins un de ses harmoniques. On dit alors que les corps voisins résonnent parinflueqce.
Ainsi, si l'on appuie doucement, el sans frapper la corde, sur la touche d'un piano, de manière à soulever l'étoufToir et qu'on chante fort, dans l'intérieur de la caisse, le son donné par la corde du piano, on entendra résonner cette dernière, au moment où l'on cessera de chanter. Au lieudu piano, on peut faire résonner un instrument de musique quelconque ; au lieu de la voix humaine, on peut prendre un violon, une guitare, etc.
On peut employer cette résonnance pour analyser un son quelconque, c'est-à-dii^e pour distinguer les harmoniques du son fondaïuental. Helmholtz a fait construire des sphères cireuses appelées résonnateurs.
Ces sphères ont deux ouvertures, dont l'une en forme d'entonnoir s'introduit dans l'oreille, tandis que l'autre, à bord coupé droit el opposée à la première, permet au son de pénétrer dans l'intérieur de la sphère. Si l'une des oreilles est bouchée et que l'on mette à l'autre le rcsonnateur, la plupart des sons émis dans le voisinage sont plus élouffés qu'à l'ordinîiire. En revanche, si l'on donne le son