‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 29 sur 107 · MOUVEMENTS · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS

est mis en mouvement par un exercice général, la circulaliou est augmentée et avec elle la respiration et la combustion (lu carbone; la température générale du corps s'accroît ; la consommation d'aliments réparateurs et d'aliments respirateurs devient plus grande ; la perspiration cutanée s'est accrue. Ces résultats sont proportionnels à l'intensité de la contraction, à sa durée et à son étendue. L'exercice rend la nutrition plus parfaite dans tous les organes de l'économie.

Toute espèce de mouvements combinés n'aura pas la même influence sur les fonctions organiques. La marche ou la promenade à pied est l'exercice le plus avantageux aux organes de la respiration, surtout la marclie en plaine, bien plus que le saut, la course, la chasse, la dame, etc. h'escrime , surtout en exerçant alternativement les deux côtés, est très-utile au développement des muscles du thorax, sans parler des autres avantages qu'il donne , tels que la souplesse, la grâce, etc. La natation est également un exercice très-favorable au développement et à l'ampliation de la cavité thoracique ; il donne du ton et de l'énergie aux muscles intéressés. L'action de ramer développe d'une manière très-avantageuse l'ampleur de la poitrine et la force musculaire des bras. La gymnastique se compose d'une série d'exercices variés et des plus salutaires ; ceux qui intéressent les organes de la respiration sont relatifs aux membres supérieurs qui prennent des attitudes diverses ou soutiennent ou soulèvent le corps, puis les mouvements de la tète et du corps, etc. La station est un exercice fatigant et qui amène rapidement la courbature des membres inférieurs.

L'exercice professionnel de la voix donne un développement et une vigueur plus grande aux muscles du thorax et du larynx. (Voy. chap. des P 7^0 fessions.)

2. L'exercice exagéré des muscles du tronc et des membres détermine d'abord une courbature, puis de la fatigue par une dépense trop considérable de la- force nerveuse et finalement un épuisement qui favorise la production d'étals morbides de diverse nature, de l'amaigrissement, etc. La fibre musculaire elle-même s'atrophie.

Aux mouvements exagérés appartient l'effort, pendant lequel ou suspend l'expiration par une occlusion complète de 'la glotte (p. 34), pour donner au bras un point d'appui sur la cage thoracique rendue immobile, ou pour serrer les intestins par la contraction des muscles abdominaux contre le diaphragme. La voix devient un cri inarticulé, comme, par exemple, le geindre des boulangers.

L'efforl a lieu toutes les fois que la résistance offerle par l'obstacle est trop grand ou lorsque les forces diminuent, par exemple chez un malade, un convalescent, kn moment de l'effort, la circulation pulmonaire £st considérablement gênée la respiration elle-même étant entravée (p. 16). Le sans ne peut circuler dans les vaisseaux capillaires des poumons; il s'accumule dans le cœur, puis dans les veines de la tête, du cou, de la face, elc. Le son qui se fraye passage à travers la glotte resserrée n'est qu un en.

Nous avons déjà parlé des conséquences des exercices exagérés des organes de la vois, en nous occupant de la fatigue de la voix. ^

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