‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 4 sur 107 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

ment le monde externe cause les refroidissements, les irritations, etc.; comment les fonctions diverses de l'organisme peuvent troubler l'émission de la voix.

Un dernier point, ce seront les conseils hygiéniques qu'il nous sera permis de donner : les premiers secours à porter dans les affections de la gorge, les moyens différents propres à corriger les défauts du mécanisme ; les règles hygiéniques concernant telle ou telle fonction.

Tel est le sujet et le -plan général' dans l'exposition de cette étude.

. Il est, je pense, presque inutile d'ajouter que tout ce qui concerne l'art proprement dit du chant ou de la déclamation reste étranger à nos études. Notre but est nettement indiqué : étudier les influences physiques, organiques ou anorganiques que subit la voix, prévenir leur action nuisible, remédier au mal qu'elles ont fait. Connaître la cause du mal est, dans un grand nombre de cas, déjà la moitié de la giiérison, et celle-ci peut souvent être achevée par l'observation des préceptes élémentaires de l'hygiène.

Les études que nous venons d'indiquer forment le sujet de notre cours d'hygiène de la voix au Conservatoire de musique. Elles comprennent né-

INTRODUCTION. vu

cessairement quelques connaissances anatomiques indispensables pour faire comprendre le mécanisme de la production de la voix, ce mécanisme qui exerce une si haute influence sur la conservation de la voix.

Je croirais manquer au bon sens en m' excusant de donner ces détails ou en réfutant ceux qui pensent que la connaissance de la structure de l'organe de la voix n'est qu'un innocent amusement. Tout instrumentiste connaît le nom de chaque partie de l'instrument qu'il manie; l'ignorance doit-elle marquer la supériorité de l'orateur ou du chanteur ?

D'ailleurs, quelle est la méthode de chant ou de déclamation qui ne parle de la respiration et de la prononciation? Or, pour comprendre ces fonctions, il est nécessaire de connaître les organes qui les accomplissent, et il n'est nullement glorieux de faire de l'anatomie, comme M. Jourdain, sans le savoir.

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