TEMPÉRAMENT
priée (p. 85). On cherchera aussi à douncrà l'esprit des occLipalions qui modèrent l'imagination (voy. p. 130).
3. La diminution de laforce vitale; unemoindre résistance à l'influence exercée par le monde externe ; un état atonique qu'il ne faut pas cependant confondre avec l'anémie s'observent dans le tempérament Ujmphatique qui prédispost aux affections scrofuleuses. La chair est molle, la peau est fine, les orifices muqueux peu colorés. Le caractère est mou, peu énergique. La voix est moins sofide, résiste moins bien aux fatigues et est plus disposée à subir des altérations par une affection chronique des muqueuses pharyngo-laryngées.
Il faut donc éviter avec soin toute fatigue de la voix ; les exercices doivent être modérés ; le professeur de chant regardera son élève, par rapport à l'âge, commearriéré d'unou de deux ans. Ce tempérament exige les plus grands soins préventifs contre le refroidissement, et l'application immédiate des moyens propres à combattre toute affection naissante. La santé générale aussi réclame une attention particulière; il faut relever les forces par un air pur, sec, par un régime azoté, tonifiant, par l'exercice, etc.
4-. Dans le tempérament bilieux on signale le' développement de l'intelligence l'intensité des
passions, la fermeté du caraclère. Le teint de la peau, des yeux, des cheveux est foncé; le système musculaire vigoureux ; la charpente osseuse forte. Le caractère est ferme, décidé, opiniâtre. La voix est dure, brève, énergique, forte ; elle r-xige moins de ménagements, les affections se déclarent franchement, ont moins de tendance à la clironicité ; le traitement peut être franc et vigoureux.
Ce tempérament prédispose aux affections des organes de la digestion, d'où résultent des troubles de la respiration ; il faut donc entretenu- les fonctions régulières du tube digestif (p. 106).
5. En général, les tempéraments sangum et bilieux se rencontrent plus souvent chez l'homme, le nerveux et le lymphatique chez la femme. Cependant il est rare de voiries types dont nous venons de parler dans toute leur pureté ; le plus souvent on rencontre les tempéraments associes deux à deux, ce qui constitue les tempéraments mixtes, tels que le névroso-sanguin ou sangumlymphalique, etc., dans lesquels les caractères généraux s'effacent en se modifiant.
Cette association des tempéraments est une condition heureuse pour la voix, si elle est appelée a exprimer les diversespassions etsensalions. Lavoix i3rève et impérieuse de l'homme sangum se plie ■ difficilement à l'expression de la tendresse cl ne produirait qu'un effet médiocre, sinon déteslablc,
sur la scène. Dans la vie privée ou peut, dans cerlains moments, trouver du charme aux paroles de l'homme bilieux, mais ce ne sera qu'un charme relatif, qui résulte de la comparaison faite avec l'intonation habituelle. Le public est plus exigeant; il veut que la personnalité de l'artiste disparaisse et que la pensée de l'auteur soit traduite avec vérité, conforme au caractère du personnage représenté. Un artiste lymphatique, ayant la voix faible et traînante, n'est guère apte à jouer le rôle d'un héros.
Ces défectuosités disparaissent dans l'association des tempéraments. Un peu de « nerf » donné au lymphatique rendra sa voix plus éclatante ; chez le sanguin-lymphatique la douceur pourra se trouver unie à l'emportement.
V. — La conformation extérieure de l'homme présente divers types, dont les traits les plus saillants sont fournis par la couleur de la peau, la configuration du crâne et de la face et par la nature des cheveux. Ces types sont appelés racés.
On admet liabituellement quatre races : la blanche oU caucasique, la jaune ou mongolique, la nègre ou éthiopienne et la rouge oti atnéricaine. On y joint fréquemment une cinquième, l'océanienne, et l'on établit en outre des subdivisions plus ou moins bien limitées.
La race à laquelle appartient l'individu exertîe une influence bien marquée sur la voix. Il faut
noter d'abord la précocité de la mue chez les indigènes des pays chauds, chez lesquels la vieillesse, surtout chez les femmes, arrive aussi plus tôt.
Il existe en outre des différences très-grandes en ce qui concerne le développement de la voix sous la forme de la parole et du chant. La race blanche, à ce point de vue, occupe le premier rang. Parmi les deux mille langues que l'on dit exister à la surface du globe, celles de la race caucasienne possèdent le plus grand nombre de sons variés et les intonations les plus flexibles ; elles forment un contraste bien saisissant avec le langage des sauvages.
Cette -différence est bien plus marquée encore pour la voix modulée ou le chant. La race blanche paraît en posséder, sinon le privilège exclusif, du moins les dispositions les plus favorables ; aucune autre n'a le charme, l'étendue, la variabilité, la puissance de la voix des blancs. On en trouve la preuve dans le pauvre chant des Nègres, des Arabes, des Indiens, des Chinois; aucune race autre que la caucasienne n'a produit, à l'exception de quelques rares exemples, un artiste remarquable. L'intelligence et les aptitudes développées par la civilisation sont probablement les causes principales de ces différences vocales entre les diverses races; mais, ce qui est remarquable, c'est que par le mélange avec la race blanche se développe la