‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 53 sur 107 · VENTS · texte numérisé non relu

VENTS

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Suivant Founict, on peut distinguer en France, sous le rapport de la direction des vents, trois, grandes régions : 1" La région atlantique, comprise entre nord-est et sudouest : le vent dominant est sud-ouest; 2" le bassin du Rhône : le vent dominant vient du no)'d; 3" la région méditerranéenne, qui se divise en région occidentale, dans laquelle le vent souffle de l'ouest à Vest, et en région orientale oi!i les vents soufflent du nord-ouest.

B. Les vents chauds et secs, soufilaat du midi, font respii^er un air moins dense; ils occasionnent un peu d'oppression et de malaise. Ces effets sont plus marqués dans le midi de l'Europe, oii l'on est exposé à l'action plus proche du sirocco ou du simoun, qui entraînent avec eux une quantité considérable de sables très-fins, impalpables et qui font naître une soif ardente, une respiration accélérée et un abattement général, lequel est bien plus marqué chez les indigènes que chez les immigrés. Les vents chauds et humides, par exemple ceux du sudouest, n'exercent aucune influence fâcheuse, surtout si la température et l'humidité sont modérées. Les vents froids du nord et du nord-est, sont nuisibles aux muqueuses et occasionnent des catarrhes, d'autant plus promptement qu'ils sont plus humides ; aussi le nord-ouest est-il le plus pernicieux. Les effets produits sont encore plus fâcheux .-5i une brusque variation de température a eu lieu en même temps.

Les vents agissent encore mécaniquement par la

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violence avec laquelle ils soufflent et par la pression qu'ils exerccnl en conséquence sur le corps. Un fort coup de vent coupe, comme on dit, la respiration. D'autre part, le venl favorise et accélère l'évaporation de la sueur et de l'exhalaison pulmonaire, d'autant plus qu'il est plus fort. Or, toute évaporation est accompagnée d'un abaissement de température qui est nuisible, comme nous le savons, s'il survient brusquement. x\ussi les vents peuvent-ils dessécher la poitrine, irriter les muqueuses, produire même des refroidissemenl.^ et des inflammations, lorsque par exemple l'individu est, couvert de sueur ou de vêtements humides. C. Éviter autant que possible par les précau- - lions habituelles, telles que vêtements, abris, etc., l'action directe des vents, nuisibles parleur tempé- /alure, leur force, etc., est un précepte connu de chacun.

L'action salutaire d'autres vents par contre doit être recherchée. Les vents chauds et humides sont favorables aux organes de la voix délicate. Les brises de mer rendent très-agréable l'habilalion des climats chauds dans le voisinage du littoral; mais il l'iiul l'viter avec soin les brises de terre qui les remplacent aux approches d > la nuit.

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