‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 62 sur 107 · REVÊTEMENT DU TERRAIN · texte numérisé non relu

REVÊTEMENT DU TERRAIN

lanl d'endroits à température particulière, c'està-dire aillant de climats. Au sommet des monUignes, on est exposé à l'influence combinée de la diminution de la densité de l'air et du froid. Les vallées, les bassins, les gorges des montagnes, etc. ont en général une température plus élevée, qui est modifiée par leur largeur ou leur profondeur, l'humidité, la facilité avec laquelle pénètrent les vents ou la chaleur du soleil, etc. Les pays situés sur le flanc d'une montagne subissent l'action entière des vents qui arrivent du point opposé et auxquels ils sont expôsés.

C. Les conseils hygiéniques sont ceux que réclament la température et la densité de l'air. Les variations de température, auxquelles on è' expose en faisant une ascension sur une montagne, exigent des mesures préservatrices ; on emportera des vêtements chauds, on ne s'arrêtera pas, surtout lorsqu'on est en transpiration, sans s'abriter contre les vents; on évitera le séjour prolongé dans les gorges froides et humides, etc. On con- ' seillera aux personnes dont les organes de la voix sont très-sensibles le séjour dans les vallées de préférence à celui sur les montagnes.

lit- — Revêtement du sol.

. La surface du sol, considérée au point de vue

do son revêlcmenl, peut être complélem3ut, nue, couvcrLc d'une végélalion ou d'une cullurc plus ou

moins riche.

L'absence de l'eau ou la nature du sol peuvent avoir pour conséquence la dénudalion complète du terrain ou n'admettre que l'existence d'une vé- «■étation rabougrie. Alors la température de la surface du sol augmente et par conséquent celle de la contrée ; tout le monde connaît la grande chaleur qui règne en été dans les plaines sablonneuses, sur les grandes roules, etc.

La végétation, représentée par les bois et les forêts, abaisse la température et conserve à la surface du sol une certain^ quantité d'humidite.

11 lombe un quart plus .l'eau dans les lempératurcy eslLVunde,ui-degré moms élevée; les oieU S ùl, à cLias égards, comme les océans et on en a onnor .lu climat le caractère d-mùformUe de ce vu 1 loral (Becquerel). Les végétaux ag.ssent en ont c sua 0 position chin.ique de l'air ; les parties vertes absorben. rfa tion de la lumière pleine, de l'acide carbon.qne e l de l'oxygène, tandis que la nuit elles absorbât 'oxv"ène et re^eUent de l'ac.de carbon.qne. Les ^cger pirant purifient donc l'aln^osphère en même ; niis qu'ils^ompè^'nt la cbaleur. 11 n'en est pas de mon e ou • les plantes aquatiques qui, submergées et expo.ee. î ol dégagent des gaz délétères. D'antres emanaUon 0 core ontdv^s aux principes volatils contenus dans e b^ Au premier rang figurent les émanaUons resu.eu e. d Pins qui fournissent le goudron, pms viennent le.

liKVÈTEMENT DU TEIIIIAIN. 209

La cuUure, c'est-à-dire l'ensemble des travaux qu'on exécute sur le sol dans le but d'obtenir des récoltes avantageuses, exerce une grande influence sur la composition chimique de l'air et sur son degré d'humidité.

Les plantes, les fleurs, les foins, elc, remplissent l'atmosphère d'odeurs plus ou moins pénétrantes ; le clianvre répand des odeurs vireuses. D'autre part, la culture réclame une disiribution convenable des eaux et la disparition des marais (voy. Odeurs, p. 201).

B. C. Le revêtement du terrain agit sur les organes de lavoixparla tempéi-iture qu'il détermine cl par la composition chimique de l'air. L'abaissement de la température dans le voisinage ou à l'intérieur des bois, marqué surtout le soir, joint à l'humidité plus grande, peut agir d'une manière très-fâcheuse sur les organes pharyngo-laryngés. La grande chaleur sèche des plaines dessèche les voies respiratoii^es.

La purificalion de l'air par la respiration des grands végétaux a tottjours iait regarder comn^e très-favorable, pendant le jour, le voisinage des bois dans les grandes chaleui^s ; les ombrages à la campagne sont agréables et sahilaires aux organes respiratoires, tandis que le séjour dans le bois, la coucher sur le gazon, etc., sont dangereux lorsque le soleil a disparu.

210 MANUEL DE L'UYGltN'E DE LA VOIX.

Lescmanations résineuses jouissent d'uncgi'ando réputation de salubrité pour les muqueuses; on reste de préférence dans les bois résineux, lorsque la chaleur active l'évaporation; le séjour prolongé dans ces bois, pendant les heures les plus chaudes delà journée, est non-seulement agréable, mais aussi d'un effet calmant et tonique; aussi est-il vivement recommandé dans les bronchites et laryngites; on voit alors souvent les muqueuses devenir moins irritables, et leur sécrétion morbide, sinon disparaître, du moins s'amender.

D'autres émanations sont moins salutaires; les unes sont nuisibles, comme par exemple les effluves des plantes aquatiques, abondants surtout par les grandes chaleurs; d'autres sont désagréables, comme par exemple les odeurs vireuses qui peuvent provoquer des accidents nerveux; d'autres enfin déterminent des phénomènes singuliers dans les voies respiratoires. En Angleterre, on observe une forme particulière d'asthme à l'époque à laquelle on fauche le foin.

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