‹ Hygiene de la voix parlée ou chantéeChapitre 82 sur 107 · Astringents · texte numérisé non relu

Astringents

Alun 4 gr.

Miel 15 à 30 —

On augmente la quanlilé d'alun selon l'effet qu'on veut obtenir.

Cosmétiques. — V. p. 419, 126.

Cravate froide. — C'est un mouchoir plié en quatre, trempé dans l'eau froide, tordu au point qu'il reste encore mouillé, et que l'on applique autour du cou. On le recouvre d'un morceau de taffetas gommé que l'on maintient à l'aide d'un fichu.

Créosote. — V. Fumigations.

Dérivatifs.— V. Évacuants, Révulsifs, Vomitifs.

Douches d'eau froide. — Elles peuvent être administrées en colonnes ou cà gros jets (affusion) ou en pluie fine, à l'aide d'appareils plus ou moins compliqués, à domicile ou dans un établissement hydrothérapique. Elles ne sont guère employées dans les affections aiguës des organes de la voix. Dans les affections chroniques, leur application qui provoque toujours une réaction, détermine quelquefois une congestion des voies laryn go-pharyngées, de sorte que la maladie est plutôt entretenue qu'amendée.

Drap moUillé. — Un drap de grosse toile est

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trempé dans l'eau froide, lordu cl, au mornenl où l'on quitte le lit, jeté rapidement sur le corps de manière à l'envelopper complètement du premier coup. Aussitôt on frotte vivement la poitrine elles jambes pendant une à deux minutes avec ce drap mouillé, tandis qu'un aide exerce la même manœuvre dans le dos. On garantira les pieds conti'c tout refroidissement par des chaussures appropriés. Cette opération peut être répétée immédiatement.

. Une vive réaction est la conséquence de cette pratique, qui doit être suivie immédiatement, pendant unedemi-heureàune heure, de l'exercice fait autant que possible au grand air. On peut préparer à ces frictions les individus impressionnables en employant, les premiers jours, de l'eau légèrement attiédie et en faisant frictionner une partie seulement du corps.

Eau cRkVBE.— ^ . Émollients, Sudorifiques. Eau froide. — 1. Bains, Drap mouillé, Doilches, Hydrothérapie, Astringents.

Eaux minérales.— On les emploie dans le traitement des affections pharyngées à l'intérieur, en boissons, ou à l'extérieur sous forme de bains, de douches locales ou générales, de fumigalions, d'inhalation, de pulvérisation, etc. Suivant leur composition, on distinguo les sulfureuses, les bicarbonatées sodiques et les bicarbonatées ferrugineuses.

I. Les emix ml/urcuses doivent leur efficaciLc an giz acide salfhydrique qui s'en dégage et aux sulfures qu'elles contiennent. Prises à l'intérieur, elles excitent la circulation, élèvent la température et la transpiration cutanée et déterminent la poussée. Des phénomènes analogues se déclarent dans la muqueuse respiratoire qui se congestionne.

Les eaux les plus employées sont, en Fran'ce :les Eaux-Bonnes, les Eaux-Chaudes, Cauterets, Bagnères-de-Luchon , Vernet, Pierrefonds, Saint- Honoré, Saint-Sauveur, Enghien et, en Suisse, Schinznach. On les conseille surtout dans les catarrhes de l'appareil respiratoire et dans les affections qui, suivant certaines vues théoriques, seraient liées cà la diathèse herpétique (voy. p. 67). On donne la préférence aux Eaux-Bonnes, dont l'usage conviendrait surtout aux sujets lymphatiques, peuimpressionnables. Les auteurs attribuent aux eaux de la Rallière, à Cauterets, des propriétés encore moins stimulantes; elles dissiperaient la disposition congestive ou inflammatoire du larynx qui entretient et ramène les enrouements.

S'il est constaté par l'observation que les eaux sulfureuses guérissent les bronchites chroniques, on conçoit que les laryngites consécutives de cette affection disparaissent avec la maladie qui les a, fait naître. Il est aussi certain que des personnes affectées d'une laryngite, indépendante de toute bron-

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chile, pouvenL liivr avantat^c d'une saison passée aux eaux; cependanLj'ai vu ce trailemonibien souvent échouer. Il est permis de se demander si, dans le premie; cas, l'amélioration est due aux eaux et quell: part y prennent le repos ou le changement d'habitudes ou l'air vivifiant des monta«ines, toutes les conditions hygiéniques en un mot. Ces questions se présentent nécessairement à l'esprit lorsqu'on voit l'amélioration disparaître avec la reprise des habitudes professionnelles et la maladie réapparaître chaque hiver, malgré le séjour réitéré aux eaux pendant pendant plusieurs saisons. Que faut-il aussi penser de ces guérisons attribuées aux eaux, lorsque leur emploi a été fait simultanément avec un traitement local.

II. Eaux hicarho7iatées sodiques. — Elb's sont beaucoup moins stimulantes que les eaux sulfureuses ; aussi le tempérament pléthorique est-d plutôt du ressort de ces eaux.

Les eaux les plus renommées de cette classe sont ceUes d'Ems; on en vante les bons effets, surtout dans les affections catarrhales chroniques.

III. Eaux bicarbonatées ferrugineuses. — Les eaux du Mont-Dore sont les plus renommées. C'est l'emploi de la chaleurhumide qui prédomiue dans cette médication révulsive, complètement opposée à celle des eaux sullureuses. Indiquées dans le catarrhe bronchique, ces eaux paraissent surtout

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convenir aux affections de nature rhumatismale, goutteuse ou dartreuere, par l'action puissante exercée sur la peau.

Eau de Rabel. — V. Astringents.

Élixir acide de IIaller. — V. Astringents.

Éther. — V. Antispasmodiques.

Émètiques (médicaments). — V. Vomitifs.

Émollients (médicaments). On appelle ainsi les médicaments qui, employés surtout à l'extérieur, ont la propriété de diminuer ou de faire disparaître les phénomènes de l'irritation et surtout de l'inflammation aiguë. On les appelle pectoraux {voy. ce mot) quand ils sont plus particulièrement employés dans les maladies des voies respiratoires. On les emploie en tisanes (voy. ce mot) en gargarismes, injections, irrigations, en cataplasmes, en bains, etc.

1 . L'eau liède ou chaude (30° à 50°) est l'agent le plus puissant; il sert de véhicule aux autres.

2. Racines, feuilles, fleurs de mauve et de guimauve; de pulmonaire, de pariétaire ; jujubes, dattes, figues, raisins secs; pépins de coing; semences ou farine de graines de lin.

3. Gommes, et particulièrement gommes arabique et adriigant. Loochs.

4. Fécules, amidon, arrow-root (en cataplasmes, bains), ou graines qui en fournissent.

5. Substances gélatineuses ou albumineuses; chaires dites blanches; grenouilles; limaçons; lait; lait de poule.

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