Baumes, goudron
i. Vomitifs, donnés à doses faibles, pour exciter la nausée .
Évacuants (médicaments). - Y. Purgatifs, Vomitifs.
Fécules. — V. ÉmolUents.
Fer. — Y. 'Toniques.
Fumigation. — On appelle ainsi l'aspii-ation de vapeurs humides el chaudes, landisque l'aspiration des vapeurs froides constitue Vinhalalion {voy. ce mot). Elles rendent de bons services dans les affections aiguës; leur efficacité est à peu près nulle dans les affections chroniques, à moins que cellesci ne soient la conséquence d'une maladie des bron-
ches, qui reconmiissenL dans les fiimigalions un des moyens thérapeutiques les plus puissants.
Pour aspirer des vapeurs, on peut se passer d'un appareil particulier ; il suffit de placer la bouche au-dessus de l'eau bouillante ou prête à entrer en ébuUition; mais il arrive alors, surtou-t lorsqu'on tient la tête enveloppée d'un drap, que les vapeurs se répandent sur la tête et sur la figure et qu'il se déclare des congestions dans ces parties et dans le cerveau. Aussi est-il de beaucoup préférable de diriger les vapeurs directement dans les voies respiratoires.
Divers appareils fumigatoires ont été proposés dans ce but; ceux en métal présentent l'inconvénient de se rouiller ou de décomposer parfois le médicanient employé. Celui que j'ai fait construire et qui est d'un emploi général est en verre qui a subi le degré suffisant de cuisson pour pouvoir supporter une température élevée.
Cet appareil, dont une portion, comprise entre les deux traitsperpendiculaires, est supprimée dans le dessin, se compose d'un pied A C, d'une lampe B, du ballon de verre D, et du tube élastique d'aspiration F. Le pied est formé du socle A, suffisamment lourd pour empêcher le renversement de l'appareil ; du cercle C, sur lequel repose le ballon et de deux fourches montantes qui le retiennent. Audessous du ballon se trouve une petite lampe B à
202 KOUMUI.AiriE.
espriL-de-vin. La ballon titil pourvu de deux tubulures. L'une E est évasée en forme d'entonnoir et sert à l'introduction des liquides à l'intérieur du olobe et à l'accès de l'aii-. L'autre est destinée à recevoir le tube de caoutchouc F, vulcanisé et inodoi'c, qui a un diamètre de 12 millimètres et une longueur de 30 à 35 centimètres; il s'emboît-e, par une de ses extrémités, sur la tubulure; l'autre .extrémité du tube, dont toute la longueur n'est pas
l'iG 14.. — A. Socle. — B. Lampe. — C. Cercle. — D. Glol.e. — E TiilJiilure. — F. Tube il'aspiialioii, dont une portion, compiisc entre les deux traits perpenUiciilaires, est supprimée dans le dessin
figurée, porte uae rondelle de bois G, à laquelle se trouve adapté un second tube de caoutchouc, long' de 7 à 8 centimètres, et qui est placé dans la bouche du malade. L'emploi des embouts de bois, de corne, d'ambre, etc. , est mauvais, parce qu'il est difficile de ménager à leur intérieur un canal assez large pour l'accès libre de l'air, parce qu'ils empêchent le rapprochement complet des lèvres, qu'ils se salissent facilement et que les malades sont trèssouvent portés à les mâchonner.
L'emploi de cet appareil fumigatoire se fait de la manière suivante : On verse dans le ballon par la tubulure E de l'eau (50 àBOgr.) jusqu'à la hauteur du cercle C, et l'on ajoute la quantité voulue du médicament ; puis on place la lampe allumée sous le ballon, après s'être assuré de la parfeite siccité de la paroi externe parce que, si elle était humide, le verre briserait par la chaleur. Dès que l'on aperçoit des vapeurs, on saisit le tube, en le maintenant k une hauteur convenable et commode, par la rondeUeG ; partout ailleurs, la compression des doigts pourrait empêcher le libre accès de l'air; par la même raison, le tube ne doit être ployé nulle part dans son parcours. On le place dans la bouche, de manière qu'il dépasse de quelques lignes l'arcade dentaire ; on ferme exactement les lèvres autour du tube, sans le comprimer avec les dents ; on respire tranquillement. L'air aspiré parla tubulure
264 FORMULAIUK.
E se chai'gc, en passant sur le liquide échauiïé, des vapeurs médicamenteuses; il est renvoyé par la même tubulure, qui doit rester par conséquent ouverte.
Les inspirations et les expirations se font, comme dans la respiration normale, sans fatigue, sans effort, uniquement par la bouche, à l'exclusion des narines. On facilitera l'apprentissage en comprimant les narines ou en les bouchant 'avec du coton. Si la salivation est augmentée, le malade doit avaler cette salive ou la faire écouler par le tube dans l'intérieur du ballon ; il évitera de la rejeter en crachant, ce qui finit par fatiguer les voies respiratoires et digestives. La durée de la fumigation est en général d'une heure par jour, divisée en trois ou quatre séances, à toute heure de la journée, excepté au moment de la digestion.
La chaleur employée doit être suffisante pour amener la vaporisation du liquide contenu dans le globe ; il est inutile d'arriver à FébulUtion. On règle la chaleur par la hauteur de la mèche ou en retirant la lampe de temps en temps. La fumigation terminée, on laisse s'écouler le liquide amassé dans le tube et l'on recourbe celui-ci pour fermer la tubulure E avec la rondelle. Si l'on veut diriger les vapeurs dans les narines, on adapte un cornet au tube.
Ces appareils peuventservir à faire aspirer nonseulement les vapeurs d'eau pure, mais aussi cel-
les de l'eau chargée do gaz, de substances volatiles à la température ambiante ou à celle de l'eau bouillante ou prête à entrer en ébullition.
A. Fumigations émollientes.
\ . Eau pure .