‹ Hygiène de la vueChapitre 23 sur 46 · A NATO MIE DE L'ŒIL · texte numérisé non relu

A NATO MIE DE L'ŒIL

parfaitement l'appareil des voies lacrymales ; dans cette figure, on ne peut voir la glande qui est cachée à la partie externe, et sous la paupière supérieure.

Voyons maintenant les muscles de l'œil, représentés fig. 23 ; cette fidèle reproduction est due à M. le docteur Jamain, dont les savants travaux sont si connus.

Les muscles de l'œil sont au nombre.de six : 1° le muscle droit interne; 2° le muscle droit externe; 3° le muscle droit supérieur; 4° le muscle droit inférieur; 5° le grand oblique; 6° le petit oblique.

Le muscle droit interne est destiné à faire mouvoir l'œil du côté du nez. Il est le plus court des muscles de l'œil. Le muscle droit externe attire l'œil en dehors du côté de la tempe. Le muscle droit supérieur est destiné à porter l'œil en haut. Le muscle droit inférieur attire l'œil en bas. Le grand oblique, le plus grand des muscles de l'œil, monte obliquement en longeant la paroi interne de l'orbite, pénètre dans une petite anse située à cette cavité, et descend ensuite s'insérer à la partie supérieure et interne de la sclérotique. Le petit oblique s'attache à la sclérotique, entre les muscles droit externe et droit inférieur.

Tels sont les muscles chargés de diriger l'œil dans toutes les directions. Cinq de ces muscles

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naissent d'un anneau fibreux situé au fond de l'orbite; le petit oblique prend naissance sur l'orbite, en dehors de la gouttière lacrymale ; les mouvements de l'œil sont très-doux, car toute la coque oculaire est entourée d'un véritable coussin graisseux.

Outre les muscles extérieurs de l'œil , il y a aussi des muscles intérieurs. Ainsi la choroïde a son muscle tenseur; la pupille a un constricteur, un dilatateur. Il existe encore une foule de parties accessoires de l'œil, toutes plus admirables les unes que les autres, mais le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas de les signaler.

Il y a une multitude de nerfs qui se rendent à l'œil ; ainsi les muscles- qui le font mouvoir reçoivent les rameaux des troisième, quatrième et sixième paires.— La quatrième paire, ou pathétique, se rend au muscle grand oblique, la sixième paire au droit externe ; les cinq; autres muscles sont animés par la troisième paire. Le muscle élévateur de la paupière est compris dans ces cinq muscles.

Dans le strabisme divergent, le nerf oculo-moteur est paralysé, et par ce fait, cinq muscles deviennent inertes; le droit externe agit seul et tire roeil du côté de la tempe. La paralysie de la sixième paire donne le strabisme convergent. On voit, d'après ces exemples, combien il est utile d'étudier ces muscles.

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Quant aux vaisseaux, disons que le plus grand troDc artériel vient de la carotide interne et constitue Vartère ophthalmique, qui vient ensuite former l'artère frontale, et la dorsale du nez. Il y a ensuite l'artère centrale de la rétine, l'artère lacrymale, les artères ciliaires. l'artère susorbitaire, les artères palpébrales, etc. La veine la plus importante est la veine ophthalmique, puis ses divisions qui se rendent au front, au sac lacrymal et aux autres parties de l'œil.

Outre ces vaisseaux, il y a ceux de la choroïde, de Tiris, qui sont fournis à ce dernier par les artères ciliaires.

Voyons maintenant les différentes parties de l'œil proprement dit.

L'œil a la forme d'un sphéroïde dont le plus grand diamètre s'étend d'avant en arrière. On peut parfaitement étudier Tanatomie de l'œil sur la reproduction si fidèle faite par le docteur Auzoux (fig. 24).

Fie. 24.

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La fig. 25 représente l'œil humain fendu verticalement.

La sclérotique ss, nommée vulgairement blanc de l'œil (cornée opaque), est une membrane dure, résistante, opaque, contenant toutes les autres parties de l'œil. Elle forme les quatre cinquièmes du globe oculaire.

La sclérotique est moins épaisse en avant qu'en arrière ; elle est percée en arrière d'un trou, ou mieux d'une multitude de petits trous donnant passage au nerf optique; en avant, elle est taillée circulairement en biseau, l'ouverture a environ six lignes, et est destinée à recevoir la cornée transparente qui s'y enchâsse comme un verre de montre.

La cornée transparente ce est placée , comme nous venons de le dire, en avant de la sclérotique; elle ressemble parfaitement au segment d'une sphère plus petite ajoutée à une plus grande ; elle est formée de six lames superposées; elle ne contient ni nerfs ni vaisseaux sanguins. Saface antérieure est convexe et la postérieure concave ; elle est recouverte à l'extérieur d'un enduit muqueux et d'un épiderme d'une nature particulière.

La sclérotique est tapissée à l'intérieur par une membrane très-mince, molle, celluleuse, d'un brun foncé, nommée choroïde: cette membrane

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s'étend depuis l'ouverture postérieure de la sclérotique jusqu'au cercle ciliaire, et joue daus l'œil le rôle de l'enduit noir que l'on met dans les instruments d'optique. Si on fait macérer la choroïde dans l'eau, elle devient transparente et perd de sa couleur. Il parait que la teinte noire qui lui est propre est due à de l'oxyde de fer. Elle paraît formée d'une trame celluleuse très-déliée, réunissant des vaisseaux artériels et veineux.

Le cercle ciliaire est un anneau grisâtre, épais, large d'une ligne ou deux à peu près, situé entre la choroïde, l'iris et la sclérotique ; il est pulpeux et est considéré comme un ganglion nerveux. L'iris y est enchâssé dans la petite circonférence qui forme saillie au-devant de lui.

L'iris il est une cloison membraneuse placée derrière la cornée, verticalement, dans la partie antérieure du globe de l'œil. Son diamètre est percé d'un troup, nommé pupille, dont le diamètre varie constamment, suivant la quantité de lumière nécessaire à la vision. Tout le monde sait que l'iris est coloré diversement suivant les individus, et qu'il présente la teinte brune, grise, bleue, verdâtre, etc. La teinte de l'iris est plus foncée vers la pupille. On distingue sur la surface de l'iris une foule de stries saillantes dont le nombre est de soixante-dix à quatre-vingts. La face

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