VIII PRÉFACE
spéciales des professions, et comprennent tout ce qui a été écrit sur la matière. Et si, maintenant, une profession oubliée ou nouvelle surgissait à la pensée du lecteur, rien ne serait plus facile, par l'analogie et la comparaison, que d'en créer de toutes pièces la pathologie et l'hygiène.
Après avoir rappelé un plan auquel vous avez bien voulu donner votre approbation, dont vous avez apprécié l'esprit avec votre bienveillance habituelle, je voudrais payer ic un tribut d'estime aux hommes distingués qui m'ont devancé clans ce genre d'observations, et qui ont consacré une vie de travail à l'étude de l'hygiène des professions : Ramazzini et son commentateur Pâtissier, Cadet de Gassicourt, Mérat, Parent-Duchâtelet, d'Arcet, Chevallier, Trebuchet, Guérard, Tardieu, Vernois, Ch. de Freycinet.
Entre tous les recueils que j'ai consultés, je ne serai que juste en donnant une mention spéciale aux Annales dlnjgiène publique. A côté d'importants travaux originaux, j'ai trouvé dans ce vaste et utile arsenal l'analyse de diverses publications faites à l'étranger. Je dois ajouter qu'en remontant aux sources, j'ai été fort étonné de voirie plus souvent reproduire, après de longues années, par des auteurs allemands, ce qui avait été déjà publié en France par un auteur français et presque oublié par nous.
De tous les traducteurs et commentateurs de Ramazzini, Halfort (de Berlin) [1845] vient le dernier, après Fourcroy, Mérat et Pâtissier en France (1822), après Turner-Thackrah en Angleterre (1832) ; et, pour ne citer que quelques exemples particuliers, Kostial, en 1868, répète, comme vous avez pu Le vérifier, au sujet des ouvriers employés dans les manufactures de tabac, tout ce que Mêlier, en France, avait déjà écrit sur eux en 1845; Jordan, en 1866, reproduit en grande partie, à propos des ouvriers des fabriques d'acier, l'étude si remarquable deDesayvre sur les ouvriers de la ma-