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des embarras gastriques bilieux de l'ictère, des coliques extrêmement violentes avec vomissements et diarrhée, — ou bien un état anémique se prononçant chaque jour davantage, accompagné de symptômes dyspeptiques, de troubles nerveux et d'anhélation.
Les ophthalmies, surtout la conjonctivite catarrhale et la blépharite glandulo-ciliaire, sont communes chez ces ouvriers.
Les phénomènes d'asphyxie et de méphitisme sont loin de se présenter toujours sous l'aspect sidérant que nous leur connaissons ; la faiblesse, l'anéantissement, un malaise général, des vertiges et des menaces de syncope doivent engager l'ouvrier à retourner à l'air libre, ou à demander immédiatement du secours.
Hygiène préservatrice. — Les premiers ouvriers venus, dit Parent, ne sont pas propres au curage des égouts; il faut les prendre parmi les vidangeurs ou les hommes habitués aux travaux pénibles. Ces ouvriers doivent être bien nourris, bien vêtus, munis de bottes imperméables, et surveillés avec la plus grande attention, sous le rapport de l'ivresse. Comme ils pourraient alors compromettre non-seulement leur existence, mais encore celle de leurs camarades, l'entrée doit être sévèrement interdite à ceux qui se trouvent en état d'ébriété.
D'une manière générale, les ouvriers ne descendront dans un égout qu'après s'être assuré que l'air en est convenablement renouvelé; ce que l'on fait communément en enlevant longtemps à l'avance les plaques de fonte qui recouvrent les puits de descente. — Lorsqu'une partie ancienne d'égout doit être curée, les précautions les plus minutieuses seront prises pour s'assurer si l'air est vicié; on verra si les lumières s'éteignent ou y brûlent mal, et même si les animaux ne peuvent y vivre.
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La Tenlilation dans tous ces cas est le meilleor mode d^assainissement.
Les procédés chimiques sont au second plan, et l'on n'y recourt que dans des cas particuliers, pour combattre des causes toutes locales. Les réactifs usités sont la chaux ou les chlorures et divers composés où entre l'acide carbolique. Tantôt on introduit la substance d'une manière continue dans la région de l'égout où s'observent particulièrement les mauvaises odeurs, tantôt on en use au moment même où les ouvriers sont appelés à y pénétrer.
On se servira ici avec avantage des respirateurs anglais de Stenchouse (voy. Hygiène générale, p. 67); mais il est un appareil de préservation dont l'efficacité est incontestable toutes les fois qu'il s'agit de pénétrer au milieu d'une atmosphère irrespirable; c'esiV appareil de Galibert, — Cet appareil consiste en un masque respiratoire proprement dit, communiquant avec un réservoir d'air que l'ouvrier emporte avec lui partout où il a besoin de pénétrer.
Ce réservoir est composé de deux disques en bois de 40 centimètres de diamètre et de 2 centimètres d'épaisseur, à la circonférence desquels vient se fixer un cylindre de 80 centimètres de hauteur et de 40 centimètres de diamètre, pouvant être formé de toute substance souple et conserv^tnt de Tair, par exemple de la toile caoutchoutée. — Deux tuyaux de caoutchouc aboutissant, celui d'aspiration dans le bas du réservoir, et celui d'expiration dans le haut, viennent s'adapter à une embouchure qui a la forme et la dimension de la bouche humaine, et mettent ainsi en communication les lèvres de l'ouvrier avec le réservoir d'air respirable. Yoici maintenant la manière de se servir de cet appareil.
Dans son état ordinaire, les deux disques sont rappro-
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chéSy et seraient même en contact s'ils n'étaient séparés par les plis formés par la substance du cylindre. Dans cette situation, on a donc un bloc très-léger ot très-portatif, attendu qu'il n'a que 40 cenlimèlres de diamètre et 10 centimètres d'épaisseur. Pour le ballonner, il suffit de séparer les deux disques, opération qui se fait, quand on est privé d'auxiliaires, en fixant au sol le disque inférieur au moyen des deux pieds, et en élevant au moyen des mains le disque supérieur. L'air entre ainsi par l'em* bouchure avec d'autant plus de rapidité que la traction est plus vive. Mais dans tous les cas le ballonnement est presque instantané.
L'opérateur comprime immédiatement avec deux doigts de la main gauche les deux petits tubes, jusqu'à ce qu'il ait rejeté sur sondes le cylindre, qui est retenu au moyen de bretelles et d'un ceinturon, à la façon du sac de soldat. 11 introduit ensuite l'embouchure dans sa bouche, en la prenant légèrement avec ses dents. Abandonnant immédiatement la compression des tubes, il aspire l'air au réservoir, et il envoie les produits de la respiration dans ce même réservoir, ce qui fait que le ballon reste gonflé (Gaiibert).
Des expériences nombreuses parlent aujourd'hui en faveur de cet appareil, et son usage a été spécialement recommandé pour les ouvriers puisatiers et égoutiers, principalement quand il s'agit d'aller porter secours à des asphyxiés. Une fois ramenés au dehors, ceux-ci seront traités d'après les préceptes que nous avons établis dans la Pathologie générale. (Voy. Traitement de l'asphyxie.)
La question de l'assainissement des galeries d'égout a beaucoup fixé, dans ces derniers temps, l'attention des municipalités, aussi bien en France qu'à l'étranger. Elle est, on le comprend, d'une importance considérable au
à&Me pemt âe vae lie ht ssAibrîté professknuiene et de rhy^ne pablîqixe. Mais ce sérail sortir de notre cadre qse de noas étendre trop ko^secBe&t sur les essais et les résultais obtenus josqa'^à ce jovr.
Qall nous suffise de dire qve. parmi les procédés employés, sH es est qoi révsâsseni à présenrer complètement les halwtant^ de la snr&ce des émanations des égoots , comme par exemple Fem^oî de filtres, de diarbon placés dans les puits de descente, ils an|;mentent par contre rinsalnlyrité inténeorey en diminuant la drcolatîon de l'air et en Feroprisonnant dans les galeries.
D^one manière générale, les moyens employés pour assainir les égouts, sont : 1* les diTcrs modes de Yentilation naturelle ou artificielle, tels que mise en communication des galeries arec des cheminées d*appel ou. avec des foyers, appareils mécaniques d'aspiration, etc. ; i^ la méthode des la?ages périodiques ou des chasses d*eau ; 3^ et, par-dessus tout, Fensemble des dispositions propres à assurer le prompt écoulement des matières. Ce dernier moyen dispense des lavages méthodiques et rend la ventilation aisée ; car si les matières s'écoulent rapidement, elles dégagent peu d'odeurs putrides, et on peut dès lors maintenir une bonne atmosphère dans les galeries, en multipliant les ouvertures sans crainte d'empester les rues qui les recouvrent.
Parent-Duchatelet, Essai sur les cloaques et les égouts de Paris, chapitre ix : Influence des égouts infectés sur ceux qui y pénètrent, 1824, reproduit in Hygiène publique ou Mémoires sur les questions les plus importantes de l'hygiène appliquée aux professions, Paris, 1836, t. ïc. — D'Arcet et Parent-Duchatelet, Du curage et de l'assainissement des égouts de Paris (Ann. d'hyg. publ., 1829, t. II, p. 5). — Chevallier, Mémoire sur les égouts de Paris, de Londres et de Montpellier (Ann. d'hyg. publ., 1838^ t. XIX, p. 366). - T. Herbert-Backer, De l'influence des émanations des égouts.
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Sanitar3 Rcviev/ London, avril 1858. Extrait traduit par Pielra>Santa (Ann. d*hyg. publ., 1858, t. X, p. 107 — Gallon, Rapport sur un appareil respiratoire de Galibert (Ann. des mines, 6^ série, 1864, t. V, p. 131). — GuÉRARD, Note sur les appareils respiratoires de Galibert (Ann. d'hyg. 1865, t. XXIII, p. 309). — Ch. de Freycinet, Rapports sur Tassainissement industriel et municipal en France et à Tétranger (Ann. des mines, 1864, 66, 68), reproduit in Traité d'assainissement'municipal, Paris, 1870.
6aiAiiiiiEVRS.—L'émaillage consiste à recouvrir d'une couche d'émail, et cela dans un but de conservation ou d'élégance, des objets divers tels que feuilles de tôle, poteries, bijoux, crochets de fer destinés à supporter les fils télégraphiques, etc.
Toute fabrication d'objets émaillés comprend, outre la préparation de l'émail, diverses opérations dangereuses à plusieurs titres pour la santé des ouvriers. Ce sont 1** le broyage, la pulvérisation et le tamisage des émaux; 2** l'application de la poussière d'émail sur l'objet trempé et enduit de colle ou de gomme, ainsi saupoudré par un premier saupoudrage; S"" le chauffage au rouge vif des objets, dans l'intérieur des fours; 4° une deuxième application de la poussière d'émail sur les objets portés au rouge.
La composition des émaux employés généralement est variable, mais le plomb en forme toujours la base. La poudre de cristal elle-même est un émail composé de 40 parties de plomb et GO de silice. Voici, du reste, la proportion de plomb dans quelques-uns des émaux les plus usuels.
L'émail blanc, sur 100 parties, renferme 50 parties d'oxyde de plomb, pour 40 de silice; l'émail jaune, 59 parties de plomb pour 3:2 de silice; l'émail brun, 59 parties de plomb pour 20 de silice; l'éinal bleu, 46