HOMMES DE PEINE, TERRASSIERS, PORTEURS
quences des efforts répétés d'expiration ; les ruptures des muscles droits de l'abdomen, les hernies ventrales, ingui* nales et diaphragmatiques consécutives à la contraction exa«* gérée des muscles de la paroi abdominale ; les ruptures musculaires, les entorses, les luxations et les fractures t>ccasionnées par la violence du mouvement professionnel lui-même.
Les portefaix et les forts Ae la halle sont les deux professions typiques de cette catégorie d'ouvriers. Viennent ensuite les commissionnaires, les colporteurs, les porteurs d'eau, etc. — Le caractère général des affections professionnelles est ici partout le même ; le détail seul varieparce qu'il est sous la dépendance du travail et des habitudes de l'individu.
C'est ainsi qu'il existe chez les forts de la halle un développement remarquable des muscles de la région cervico-dorsale, avec un certain degré de voussure du dos. La pression habituelle des fardeaux détermine chez eux Tusure des cheveux à la nuque, Tirritation de leurs bulbes, et par suite des furoncles et parfois des anthrax étendus; des rugosités douloureuses à la partie la plus saillante du rebord interne des muscles trapèzes; et des bourseii se» reuses accidentelles à la face externe du grand dorsal et de chaque côté du rachis (Cruveilhier, Velpeau, Béraud). L'action des poids portés augmentant la pression sur les talons, «mène des callosités très-prononcées en ce point, et une tendance à l'affiâssement de la voûte du pied, en dehors surtout. — L'habitude de la station debout, mais plus encore l'obstacle à la circulation en retour des mem-* bres inférieurs, apporté par les efforts des muscles abdominaux et la congestion dos viscères internes, détermine rap))arition fréquente de varices volumineuses aux jambes. — Les callosités, les durillons forcés se rencontrent com-