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l'électricité n’en serait pas la cause directe. C’est ainsi que le Docteur Prépenièvre cite un cas où il fut commis avec un expert électricien et où la brûlure aurait été causée par un peigne en celluloïd resté dans les cheveux de la victime et qui s'était enflammé.
Pour MM. Descuaux et Gaupuemaux de Nantes, les brülures seraient la conséquence de l'usage incorrect de l'appareil : la cause exacte n’en serait pas le courant électrique. Lorsque les mèches et les toiles enveloppantes soit trop mouillées et que le cuir chevelu est humide par place, il se produirait selon eux, des vapeurs plus irritantes que la simple vapeur d’eau en raison de la présence en faible quantité d'ammoniaque et d'acide sulfureux, vapeurs devenant caustiques à la haute température à laquelle elles sont portées. Si pour ces auteurs, l'électricité n'apparaît pas comme la cause directe des brûlures, elle n’en est pas moins d’une manière certaine la cause indirecte, entre des mains qui ne s’en servent pas correctement.
Des accidents plus graves ont été signalés, qui font dire à A gricola dans | « Information médicale » : « de toutes les inventions que nos grands-parents auraient qualifié de diaboliques, la plus importante est certhi-
nement l’ondulation permanente ou indéfrisable ».
Cette ondulation nécessite une opération d’assez longue
durée, qui se décompose en deux parties : une première consistant en l'application de bigoudis chauffés par le passage, pendant quatre à dix minutes, d’un
courant électrique ; une deuxième comporte un sé-
chage à l’air chaud d’une durée d’une demi-heure à .
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une heure. « Certaines femmes, dit le Docteur Ferr, se
plaignent de la chaleur que dégage l'appareil ; elles
éprouvent une grande lassitude, une sensation de lour-
deur de tête, quelquequefois de véritables douleurs ; elles peuvent avoir des vertiges, des insommies, Ces
GA malaises habituellement peu importants, durent le jour
de l'application et disparaissent le lendemain. Chez
quelques personnes nerveuses ou prédisposées, les signes sont plus accentués, persistent deux jours, parfois davantage. Ce sont là, peut-on dire, les petits accidents de l’indéfrisable ». Il en est malheureusement de plus redoutables. |
Déjà, en 1930, le Docteur YAGÜE avait observé plusieurs cas de congestion cérébrale, consécutive à la pratique de l’ondulation permanente; il avait attiré l’atteñtion sur les dangers de cette ondulation au cours d'une réunion de la Société Espagnole d'Hygiène, dangers confirmés par d’autres faits rapportés à la même réunion et en particulier par le Docteur Mariscaz. Ce dernier, avait rapporté un cas d’insommieé nerveuse survenue à la suite d’une ondulation de la chevelure.
Mais aucun cas signalé n’avait encore eu, la gravité de celui relaté dans l'observation du Docteur André Feir, dont lecture fut donnée à la séance du 19 juillet 1932, à l’Académie de Médecine. Dans cette observation, le Docteur Feix rapporte le cas d’une fillette de treize ans qui, sans antécédents pathologiques héréditaires ou personnels, jouissant d’un bon état de santé habituel, présenta des signes de réaction mé éningée
immédiatement après une séance prolongée d’indéfri-
sable à laquelle elle fut soumise par une chaude jour-.
née du mois d’août : les signes de méningisme allèrent
s’accentuant jusqu'au coma et à la mort survenue exactement trente-sept jours après l’ondulation et préé cédée de symptômes: rappelant ceux d’une méningite tuberculeuse. I semble difficile de ne pas attribuer une influence sinon étiologique, du moins pathogénique à l’ondulation permanente ou indéfrisable dans ce cas, dans lequel la succession des faits oblige à voir une cause sinon efficiente, pour le moins occasionnelle de la maladie ayant entraîné la mort. Aussi est-il à redouter que, si l’ondulation indéfrisable est, comme on la dit, la conquête la plus importante de la téchnique professionnelle du coiffeur, elle n’en devienne parfois aussi la plus meurtrière à l'instar des plus grandes con: quêtes de la science moderne,