INFLUENCE DE QUELQUES AUTIIES MILIEUX
les jours de rendre moins malsain, à mesure que riiygiène nosocomiale se perfeclionne ; mais il y une limite de salubrité que l'on ne dépassera pas; le malade restera le malade, la contagion est de l'essence de certaines maladies, et qui est obligé de vivre en contact avec malades et maladies sait â quoi il s'expose.. . Et la salle d'autopsie ! et les dangers de toute nature des longues et minutieuses investigations que le médecin y poursuit !
L'atelier de travail de l'auteur, de l'artiste dramatique est-il meilleur que ce dernier? Plus gai? Il l'est peut-être le soir, aux lumières, quand la fouie le remplit. Mais, le jour, pendant les répéUtions, dans la solitude et l'obscurité !
Est-il au moins plus saiubre, ce théâtre où jamais un rayon de soleil ne pénètre ? Le jour, pendant le travail des répétitions, auteurs et artistes vivent là, dans un lieu obscur, humide, froid, une véritable cave avec des courants d'air glacial, venant du sous- . sol ou du cintre,
La nuit, la salle représente une étuve surchauffée dont l'air est vicié par la respiration d'un nombre trop considérable de personnes agglomérées, superposées, juxtaposées dans un espace trop étroit, vicié par les produits de combustion des lampes, des lustres, et par les gaz sortis des calorifères, sans qu'une ventilation, toujours insuffisante, tempère les dangers d'un tel milieu. En avant du