‹ Hygiène et économie domestiqueChapitre 26 sur 44 · SI2 ?S "S SS · texte numérisé non relu

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Une colonne pour les dates peut être ajoutée à la gauche du tableau des dépenses générales ; mais comme •chacune de ces dépenses a déjà été inscrite à sa date sur la main courante, et qu'il suf&t de consulter la main courante pour savoir quel jour a été faite telle ou telle -dépense générale, la colonne des dates sur le tableau de ces dépenses ne semble pas indispensable. Le but de <^ tableau est de montrer quelle somme chaque article •a absorbée dans le courant de Tannée; l'addition de toutes les colonnes donne ce résultat avec JMitant de ^arté que si, pour chaque dépense, on avaii écrit en toutes lettres: Payé au propriétaire* un terme de — fr. — c. — Payé au receveur des contributions — fr. — c. — et ainsi de suite. -

On fait remarquer que^ sauf le chapitre des accidents »et des événements imprévus, auxquels il faut toujours faire une large part dans le cours de la vie réelle, la plupart4çs articles des dépenses générales, tels que le loyer» les cpntributipns et les gages des domestiques, sont connue d'avance ; on peut donc, par à peu près, se :4fermer ui^ idée assez précise du total des dépenses génér^iiJf et régler en conséquence les autres déj)en^pHe la maison, sans trop risquer de dépasser le chiffre des ressources disponibles. Dans le tableau ^ctif qu'on donne pour modèle,"raddition des totaux de toutes les colonnes donne un ^tal de 4^340 fr. 50 c. de sorte que, sur un revenu fixe de 12,000 fr., il reste pour faire face aux dépenses courantes et aux autres besoins du ménage, 7,669 fr. 50 c. C'est d'après cette dernière somme que la mutresse de maison doit régler ses dépenses, en s'arrangeant toujours de manière k faire la part de la charité et à trouver encore un excé* •dant en caisse, toute dépense soldée, à la fin de Tannée,

Dépenses courantes. — Ces dépenses, même dans le ménage le plus modeste, exigent toujours plusieurs tableaux ; chacun de ces tableaux, dont le nombre peut varier ainsi que celui des colonnes dans chaque tableau, est dressé pour un mois, avec les dates sur la gauche. . H ne faut pas craindre de multiplier les colonnes, afin que tous les articles des dépenses courantes y soient mentionnés sans omii^sionr

L'utilité et la simplicité de la comptabilité domestique au; nviyen des. tableaux, ressortent clairement de l'inspection du premier tableau des dépenses courantes (p. 242).' Par exemple, à la date ,du 8 mars, les chiffres inscrits dans les colonnes vous disent que vous avez acheté^ce jour-là du pain pour 1 fr. 50 c. ; du lait pour 25 cent.; du sucre pour 4 fr. 50 c. ; du café pour 2 fr. 20 c. ;i de la chicorée pour 30 c.;. des œufs pour 1 fr. SJO c, pt (^u beurre pour 3 fr. 60 c. .; La vue seule jdes chiffres vous dit tout cela aussi clairement que si .chaque a^icle était écrit tout au long, selon la méthode ordinaire. EÎn outre, chaque article a^ant sa colonne, unie simple addition montre à la fin dti mois que pendant le mois on a dépensé pour 48 fr. 40 c. de pain, S fr. 90 c. de lait, 22 fr, 50 c. de sucre, 11 fr. de café, j2 fr., 70 c, de chicorée, 6 fr. d'œufs, ^t. 33 fr. 30 c, de beurre. Douze additions semblables donnent le total dek dépenses pour les mêmes articles toute Tannée. Quand même oh ne réglerait avec les fournisseurs que toutes les semiaines, ou même tous les mois, on sait toujours quelle est la dépense qui correspond à chaque pur du mois; le jour où le compte est réglé, Taddition des colonnes, le mois n'étant pas terminé, sert de contrôle, et permet d'éviter toute erreur.

On répète que les modèles des tableaux ci-joints ne sont que des indications; on en peut augmenter ou

restrdndre à volonté les colonnes, selon la situation de chaque famille ; à cette condition^ ce mode de comptabilité peut satisfaire à toutes les exigences.

DÉPENSES GOURàNTES.

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