‹ Hygiène et physiologie du mariage (volume 2)Chapitre 33 sur 68 · DC · texte numérisé non relu

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ceace des corps caverneux, et de rétablir l'érection chez les sujets qui en sont depuis quelque temps pnvés;fl Les organes génitaux, condamnés pendant trop longtemps à un repos complet, perdent leur aptitude à fonc-, tionner; c'est ce qui arrive aux savants et aux homme constamment plongés dans de profondes méditations; loute l'énergie vitale se porte au cerveau : ils oublient' qu'ils sont hommes, et laissent tomber leur virilité dans une complète atrophie. ^

Nous ferons observer ici que l'érection n'est point^ due seulement *a l'aflluence du sang dans les corps caverneux; elle dépend encore de la turgescence diM canal urinaire et du gland ; la moelle épinière y prend aussi une part Irès-active, et une preuve k l'apiiui, c'est que, dans la consomption dorsale, l'érection se trouve complétemcn t aboi ie. ^

Les expériences de Longet et de Ségalas ont parfai-" tement démontré l'influence du cervelet et delà moelle épinière sur l'érection; mais cette influence n'est pas la seule, car le cerveau tout entier, le système nerveux ganglionnaire et les faisceaux musculaires concourent également au phénomène de l'érection. ^Ê

La plupart des physiologistes ont, dans la question qui nous occujte, trop accordé aux corps caverneux 'ainsi qu'aux muscles érecteurs, et pas assez h la turgescence de l'urètre et du gland. Nos propres observations nous ont clairement démontré que l'érection forte et vigoureuse de la jeunesse, l'érection perpendiculaire, qui est la plus complète, dépendait de la perméabilité du tissu spongieux de l'urètre et du

gland. Vers l'âge de quarante b quarante-cinq ans, ce issu n'étant plus aussi perméable, l'érection a déjà perdu de sa force, quoique les corps caverneux soient lenlièremenl remplis de sang. Chez les hommes de icinquante ans et au del^, le pénis peut bien encore Bc gontler par la réplélion imparfaite des corps ca- Iverneux, mais l'érection est molle par la raison que le canal nrélral et le gland ont peidu lenr énergie lérectile; d'où il s'ensuivrait que le tissu spongieux fdu canal el du gland servirait de soutien au membre riril et jouerait le principal rôle dans l'érection vigoureuse.

Les érections, plus ou moins vigoureuses, dépendent aussi de la conformation de l'organe. Ainsi les rerges courtes el grosses ont des érections plus forles, Iplus longtemps soutenues que les verges minces et l'iongues. Les hommes doués de verges à large base Iqui s'amincissent jusqu'au gland, ont le privilège de Iconserver leurs facultés érecliles jusqu'à la vieillesse, [si toutefois ils n'en ont point abusé, tandis que les pommes dont la verge est mince à la base et grosse tu commet voient de bonne heure leurs érections [s'affiiblir.

Toutes les parties du corps formées d'un tissu [éreclile entrent en turgescence aussitôt qu'une titilla- |tion voluptueuse fait affluer le sang dans leur tissu; 'alors elles deviennent chaudes, rouges, et se durcts- [senl plus ou moins. Ce n'est pas seulement au membre I ■viril que ce phénomène a lieu : il se manifeste également au mamelon des seins, au clitoris, aux petites

lèvres et dans la innique vasculaire du vagin. Chea certaines femmes, la tunique musculaire qui entoure le canal vaginal est douée d'une action rcstringente bien marquée; pendant l'acte sexuel, le membre viril s'y trouve sensiblement comprimé, d'oii il résulte une sensation des plus voluptueuses. Ces femmes sont assez rares.

Coït, — Ëjncaiation. — Durant l'acte générateur la vie semble se concentrer dans le système génital ; néanmoins toutes les actions organiques s'exagèrent : la circulation est plus rapide, la peau moite, la respiration entrecoupée; les papilles nerveuses du corps entier sont dans un état d'érélhisme; le sens du tact parvient au plus liant degré de sensibilité; les masses tendineuses des membres inférieurs et du bassin se contractent, se roidissent convulsivement, et, an milieu de ce spasme général, l'éjaculation du sperme a lieu par jets saccadés. La sensation voluptueuse, énervante, que provoque l'éjaculation spermatique. est accompagnée, chez les uns, de bruyants soupirs et de contractions violentes; cbez les autres, ce sont des cris et des convulsions presque épilepliqucs. Les femmes nerveuses qui convoilcnlardcmmont les voluptés vénériennes éprouvent, parfois, des convulsions semblables à une attaque d'hystérie. C'est pourquoi l'Iiomme et la femme doués d'un tempérament génital excessif, doivent appeler la raison h leur secours, afin de modérer la iouguo de leurs transjjorts, toujours nuisibles an but du mariage.

Quelques instants après l'cjaculation, l'orgasme gèlerai lômbe. se dissipe, cl l'elat de langueur qui lui succède esl d'autant plus profond que le paroxysme Ide la jouissance a été plus violent. Alors la circulajtion et la respiration se ralentissent; les yeux, tout à iriieurc si brillants, s'éleigneut, les paupières se ferjinenth demi, la voix esl faillie, les jambes sont mal [assurées, et tout le syslèrae locomoteur, fatigué par [rébranlement nerveux, éprouve une faiblesse que délirait toujours réparer le sommeil ou le repos.

SECTION II

oncAKEs g£hitadx de la femue.

A l'extérieur, se présente une ouverture verticale [appelée vilve, bornée par les grandes lèvres; viennent [eusuile les petites lèvres, le clitoris et l'orilîce exjterne du vagin.

A l'intérieur, se trouve le canal vulvo-utérin, l'utélius ou matrice, les troniiics utérines et les ovaires. Lï bonne conformation de ces organes et l'exercice facile (le leurs fonctions sont une condition indispensable'a la fécondation ; leurs maladies on leurs im- Iperleclions entraînent presque toujours la stérilité.

PctifeM lèvre* ou nympiiea. — Situées en dedans des grandes lèvres, les nymphes sont formées par un repli de la muqueuse qui tapisse l'intérieur de la

vulve, et vont se terminer au gland du clitoris, pour lui former un capuclion ou pré|iuce ; elles coiitieniieii( un (issu éreclite et devienueul turgescentes lorsqu'on les titille. La forme et la dimension des petites lèvrcî varient selon les âges, les races et les climats. Chcs! la jeune fdie, elles sont petites, d'une belle couleui rouge et ne dépassent point la fente vulvaire. CIil-î la plupart des femmes mariées, surtout celles qui onl eu des enfants, les petites lèvres s'allongent, sortent de la vulve, perdent leur Irelle couleur rouge, se tlétrissent et revêtent une teinte plombée. Le bruit d'écluse (jue produisent certaines femmes en urinant est causé par le frottement du jet d'urine contre les petites lèvres ressortant delà vulve. Dans certainescontrées d'Afrique, et particulièrement cbez les Boschismanes, les petites lèvres se développent outre me- M sure, acquièrent une longueur de huit à dis ponces, et rclomlient sur les cuisses pour Former ce qu'on appelle le tablier des Uotlenlotes. — Les Égyptiens, leâH Arabes et les Coptes font exciser les petites lèvres aux femmes qui les ont trop longues. Celte opération, nommée mjmphotomie, est devenue, chez ces peu* fl pies, une industrie pour plusieurs individus qui parcourent les rues en criant; Voilà le coupeur, mes- ^ 'James, voilà le coupeur. Le mari de la femme à ioa->f (îues lèvres fait entrer l'opérateur, qui, en deux coups lie ciseaux, enlève la portion exubérante. La cicatrisation s'obtient en quelques jours.

Du riitorla. — Organe de la volupté

femiue, le clitoris est la ininialure dn membre viril ; mêmes élénienls, même forme; il n'en diffère que par l'absence du canal iirétral. Sa longueur est, en général, d'un ponce et quelques lignes; sa grosseur est variable; il secom|iose d'un corps caverneux, (l'un gland, d'un prépuce et de deux muscles érecleurs. Flasque et déprimé au repos, il entre en érection au moindre chatouillement ; c'est lui qui pendant le coït procure la jouissance vénérienne ; les femmes à qui ou l'a retranché ou qui l'ont exirémement petit n'éprouvent qu'une jouissance imparfaite.

Le clitoris peut alteindre une longueur démesurée, extraordinaire; on a vu des clitoris de six h huit pouces, gros en proportion, et simulant tout b fait le membre viril. Le professeur Déclard a donné dans les bulletins de la Faculté de médecine l'observation d'une femme qui avait uu clitoris plus long que la verge d'un homme et dont l'crcclion ne lui était pas inférieure. Celte longueur et celle grosseur extranormales du clitoris coïncident presque toujours avec l'imperfection des organes génitaux, et constitue VhermuiihrvdUme. Nous avons douné dans noire ouvrage des Métamoriihoses humaines l'histoire physiologique des hermaplirodiles les plus célèbres.

Les femmes de Lesbos, réputées dans l'antiquilé pour la longueur et Téreciililé de leur clitoris, se livraient entre elles à des al toucheracnls voluptueux auxquels le nom de jeux lesbiens est reslé. La fameuse Saplio. qui mérita le surnom de dixième muse, fut, dJl-ou, infectée de ce vice. — Dans certaines

H fut, ditH

contrées de l'Asie cl de l'Afrique et surtout en figypte, la longueur du clitoris et des petites lf>vres, devenue hdrétlitaire, gênerait le coït, si l'on n'y remédiait par] l'anipiifalion. Celte opération, qui constitue la circoncision des femmes, fait que les deux sexes sont] circoncis et n'ont rien a se reprocher.

Du *«& In. — Le vagin est nn canal membraneux de) six h luiit pouces de longueur, sur tin et demi à deux] de largeur, qui embrasse le col de la matrice et v)( s'ouvrir h la partie inférieure de la vulve. Ce canal composé de deux tuniques, l'une vasculairc, très-extensible, recouverte par le muscle constricteur dai vagin, l'autre muqueuse, cl pourvue d'un grand nomdre de froncements on rides et de glandes muciparcs. Dans les replis de la muqueuse vulvaire, b l'entrée] du vagin, sont deux petites glandes, sécrétant une humeur onctueuse et blanchâtre destinée à lubrifier ces^ parties. Le coït, les alloucbemcnts, l'imaginalioa] même, provoquent une sécrétion plus ou moins aboQdaiite de ces glandes, nommées vulvovaginales ; cheï les femmes ardentes cl lascives, celte humeur cstéjaculée par jets au moment du ]>aroxysme vénérien.! A l'entrée du canal vulvo-utérin, sont deux espèces de colonnes cbarnues formées par la membrane muqueuse ; cette entrée est rétrécie, chez les fcmmesJ vierges d'attouchements et de coït, par unprolonge«l meut (le la muqueuse en forme de denii-segnient, au-1 quel on a donné le nom de membrane hymen. Leâj coionnes et les froncements du vagio sont, pendantj

'union sexuelle, unesourcod'excllation et de plaisir.

lus CCS froncemenls et ces colonnes sont apparents

1 bien dessinés, plus on est sûr de la sagesse de la femme; au conlraire, s'ils sont rares ou effa- Icés. c'est un signe que l'autel de Vénus a reçu de

ombreuses offrandes. A la paroi supérieure du va»

in s'ouvre Vurètre ou canal nrinaire, beaucoup plus

large et plus court chez la femme que chez l'homme. Le canal vaginal éprouve une dilatation énorme au moment de la parturilion ; après raccouchemcnl, il revient peu h peu sur lui-même, et si la ftminie sait jBC soigner, il se rétrécit au point de ne pas laisser

percevoir qu'elle a été mère; si au contraire les soins hygiéniques sont négligés, ou si l'accouchée est victime de ces remèdes empiriques dont se sert l'ignorance, ses parties génitales, violemment ti-

aillées par l'accoucliemenl et très-souvent irritées far des remèdes de commères, perdent bientôt leur

oniractilité, et conservent une largeur fort désble. Voyez, au chapitre xxxn de cet ouvrage,

es soins hygiéniques les plus raiioiinels h donner aux organes gt^nitaux de l'accouchce. pour les ramènera leur état normal et conserver leur fraîcheur.

Les organes sexuels de réception et d'intromission, c'cst-'a-dire le membre viril et le canal vulvoutéiin, doivent être proportionnés entre eux. Un vagin trop large est souvent une cause d'anaphrodisie, de stérilité chez la femme et d'intlillérence pour le mari. Un membre trop long peut blesser le col de la matrice et occasionner de graves désordres

dans cet organe. Dn membre trop court offre les inconvénients opposés, et rend parrois la fécondation impossible. On remédie à ces imperfections par les moyens Iiygiéuiques indiqués au chapitre Stériuté.

Les ovaire* ou réceptacles des œufs humains-sonl logés dans un replis de ligament large de la matrice, aux deux côlés de cet organe. Leur surface extérieure est légèrement bosselée chez la Temme apte à la génération. Chaque ovaire contient qtiiuze h vingt œufs, à l'étal de vésicules ; mais, h l'aide d'un fort microscope, on distingue un grand nombre de petits points, qui. plus lard, formeront des œufs destinés à remplacer ceux que la femme rejette à chaque menstruation. L'ovule est composé d'un noyau et d'une enveloppe ; plusieurs granulations réunies forment le noyau; l'enveloppe sécrète un liquide transparent dans lequel nage le noyau. Les physiologistes distinguent trois élénienls dans l'ovule : 1° la membrane vitelline; 2° \evitellus;, 5° la vésicule germinative. i

i.es irompcii uiêrinc» OU oviductes Sont deut conduits de forme conique, ayant douze à quatorze fl

cenlimèlrcs de longueur; une exirémilé s'ouvre dans la nialrice, et l'autre, évasée en pavillon, s'applique Bur l'ovaire au moment de la ponte. Le rôle des trompes est de saisir l'œuf ou les œufs arrivés ï maturité et de les conduire dans la nialrice.

L'n<<^raf* on matrice est un sac muscuteux, en

forme de poire aplatie, logé entre le gros intestin et la vessie. Sa surface inlerne est tapissée d'une membrane muqueuse ; son Tond est percé de deux ouver- I lires latérales qui communiquent aux trompes; il se lermine en avant par un col allongé qui s'engage dans le canal vaginal. L'utérus est le mystérieux la- Moratoire où s'opèrent pendant neuf mois les diverses évolutions du fœtus humain.

Tels sont les admirables instruments qui perpétuent noire espèce : il n'y a que les insensés ou les individus corrompus, avilis, qui puissent plaisanter en les voyant, ou s'efiarouclier lorsqu'on en parle. Il n'y a que les bigots imbéciles qui puissent appeler honlmses des parties qui ont été de tous temps, et à juste titre, considérées comme les plus nobles de notre oi'ganisation physique, et Montaigne a bien raison de s'écrier: Ne sont-ils pas bien brutes ceux qui nomment brutal l'acte qui leur a donné le jour? Plus sages et moins scrupuleux que nous, les anciens rendaient des honneurs divins aux organes de la génération ; ils en plaçaient les simulacres dans les temples et les maisons ; ils en portaient l'elUgie comme parures, et malheur h ceux qui s'en seraient moqués. l>u reste, ce ne furent pas les païens seuls qui les curent en vénération, la Bible, les prophètes, en font le plus pom|icux éloge, et les proclament comme dignes de noire respect.

Pour qu'on puisse saisir d'un coup d'œil l'ordre admirable (|ui existe dans les différentes |)ièces dont se compose le système génital de l'un et de l'autre sexCi

nous en dresserons le lablcati parallélique, où chique organe et cliaquepiècederappareilgénital de l'homme seront opposés a chaque organe et à chaque pièce de l'appareil génital de la femme.

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