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SURVEILLANCE DE L'ALLAITEMENT

ment insuffisante de lait soit d’une facon temporaire, soit d'une façon définitive, au début ou au cours de l’allaitement, elle doit suppléer au lait qui lui manque en y ajoutant une quantité suffisante de lait animal. C’est ce qui constitue l'allaitement mixte.

11° Les règles de l’allaitement mixte réunissent les conditions de l'allaitement maternel indiquées aux paragraphes 6 et suivants ; elles seront, en outre, indiquées à propos des règles de l'allaitement artificiel aux paragraphes 14 et suivants.

Allaitement artificiel.

12° L'’allaitement artificiel est celui qui est assuré, à défaut du lait de femme, par le lait animal : ânesse, chèvre, vache, etc.

13° Le lait de vache est généralement employé dans l’allaitement artificiel, en raison de son abondance et de la facilité à se le procurer.

14° On s’entourera de toutes les garanties nécessaires pour employer du lait pur, c’est-à-dire ni écrémé, ni frelaté, ni contaminé, ni altéré.

15° Le médecin dira si le lait doit être donné pur à l’enfant ou s’il doit être coupé ou sucré ; il devra d’ailleurs toujours être pris tiède.

16° On peut détruire dans le lait les germes accidentels et malfaisants qui pourraient amener des maladies (gastro-entérite, tuberculose, fièvre typhoïde, etc.,), par l’ébullition, par la pasteurisation, par le chauffage au bain-marie à 100 degrés, par la stérilisation au-dessus de 100 degrés.

17° Le lait bouilli ou le lait chauffé au bain-marie à 100 degrés doit être consommé dans les vingt-quatre heures.

18° Le lait stérilisé au-dessus de 100 degrés peut se conserver plus longtemps, mais il est d’autant moins bon qu’il est plus ancien.

19 L'ébullition, la pasteurisation, le chauffage au bainmarie à 100 degrés, la stérilisation à plus de 100 degrés doivent être mis en pratique le plus tôt possible après la traite.

20° Pour donner du lait à l'enfant, on peut employer la cuiller, le verre, la timbale (petit pot). De cette façon, les repas sont toujours surveillés, et ces instruments ont l’avantage d'être facilement maintenus propres.

210 On peut aussi employer le biberon, à la condition formelle qu’il soit constitué uniquement par une bouteille surmontée d’une tétine. Tous les biberons à tube sont très dangereux; ils doivent être proscrits.

220 Le coupage du lait, quand il est nécessaire, doit être pratiqué avec de l’eau récemment bouillie.

230 Avant de donner le lait animal, il convient dele goûter et de s'assurer qu'il n’a ni mauvais goût, ni mauvaise odeur.

240 Les prescriptions concernant la durée (voy. paragr. 7), la suspension de l’allaitement (voy. paragr. 8),sontles mêmes que pour l'allaitement maternel.

250 Dans l'allaitement artificiel, la surveillance de l'enfant doit être plus rigoureuse encore que dans l'allaitement maternel et que dans l'allaitement mixte.

Sevrage.

26° Le sevrage consiste à donner à l’enfant d’autres aliments que le lait. ILest progressif, lorsque cette alimentation se substitue graduellement à l'allaitement ; il est brusque, lorsqu’elle remplace tout d’un coup l'allaitement. Le sevrage progressif doit être préféré au sevrage brusque.

270 Le sevrage fait courir d'autant plus de risques à l’enfant que celui-ci est plus jeune.

280 Comme il a été dit au paragraphe 8, le sevrage ne devra pas avoir lieu pendant les mois de grande chaleur.

290 L'alimentation solide prématurée est extrêmement dangereuse.

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