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IT. — CHAMBRE DU MALADE

La chambre est aérée plusieurs fois par jour.

Les rideaux, tentures, tapis et tous les meubles qui ne sont pas indispensables sont enlevés.

Le lit est placé au milieu de la chambre,

Il HYGIÈNE III, — DéÉsiNFEcTIoN.

Les désinfectants principalement recommandés sont

Le sulfate de cuivre ;

Le chlorure de chaux fraîchement préparé ;

Le lait de chaux fraîchement préparé;

Le sublimé ;

Le permanganate de potasse,

On fera usage de deux solutions suivant les circonstances indiquées plus bas :

L'une forte : sulfate de cuivre, chlorure de chaux 5 pour 100, c’est-à-dire 50 grammes de sulfate de cuivre, de chlorure de chaux dans un litre d’eau ; lait de chaux, 20 pour 100.

L'autre faible : sulfate de cuivre, chlorure de chaux 2 pour 100, c’est-à-dire 20 grammes de ces substances dans un litre d’eau; lait de chaux, 7 pour 100.

La solution de sublimé sera employée à 1 pour 1.000 (fortes ou à 1/2 pour 1.000 (faible), suivant le cas. La solution de sublimé sera colorée avec de la fuchsine ou de l’éosine et additionnée de 10 grammes d’acide chlorhydrique par litre.

La solution de permanganate de potasse à 1 pour 1.000 sera associée à la solution de sublimé à 1 pour 1.000,

Lavage des mains. — Pour le lavage des mains, se servir de la solution faible.

Les cuillers, tasses, verres, etc., ayant servi au malade, devront, aussitôt après leur usage, être plongés dans l'eau bouillante.

Déjections. — Toutes les déjections des malades sont immédiatement désinfectées avec l’une des solutions fortes,

Un verre de l’une de ces solutions est versé préalablement dans le vase destiné à recevoir les déjections.

Ces déjections sont immédiatement jetées dans les cabinets, qui sont également désinfectés deux fois par jour avec l’une des solutions fortes.

S'il n’y a pas de cabinets d’aisances, il faut les enfouir dans un trou creusé à cet effet (en les recouvrant d’une dose convenable de substance désinfectante), loin de tout puits et de tout cours d’eau. Il est absolument interdit de les jeter dans un cours d’eau ou sur les fumiers,

Cabinets d'aisances. Eviers. — Comme les cabinets d’ai-

FIEVRE TYPHOIDE III

sances, les éviers sont lavés deux fois par jour avec une des solutions fortes.

Linges de corps. — Les linges de corps souillés peuvent être traités de deux façons :

À. — Par le passage à l’étuve : les linges contaminés, mais non tachés de sang, de pus, de matières fécales, ete., peuvent être placés directement dans l’étuve.

Les linges contaminés et fachés devront séjourner pendant une heure au moins dans une solution de permanganate de potasse à 1 pour 1.000 avant le passage à l’étuve. Faute d’observer cette précaution, on s’exposerait à voir les taches fixées d’une façon indélébile.

B. — Un moyen simple, économique et sans inconvénient, consiste à désinfecter le linge en le plongeant pendant une heure dans un baquet contenant de l’eau additionnée, pour 1.000 grammes, d’un gramme de sublimé corrosif et d’un gramme de permanganate de potasse,

Les linges non souillés sont plongés dans une solution désinfectante faible. Les mêmes précautions sont prises par le blanchisseur. Aucun de ces linges n’est lavé dans un cours d’eau. L’eau pouvant être ensuite bue deviendrait le point de départ d’une épidémie.

Si la désinfection a lieu au moyen de la solution de sulfate de cuivre, il convient de faire usage de récipients en bois, en grès ou en terre.

Habits. — Les habits des malades et des gardes-malades sont placés dans une étuve à désinfection par la vapeur sous pression pendant une demi-heure, ou bien dans l’eau maintenue bouillante pendant une demi-heure.

Si ces deux procédés ne peuvent être employés, les habits sont désinfectés par l’acide sulfureux.

Les habits souillés par les déjections des typhiques sont plongés pendant une heure dans l’une des solutions fortes.

Planchers, tapis, meubles. — Les taches ou souillures sur les planchers, les tapis, les meubles, ete., sont immédiatement lavées avec l’une des solutions fortes.

Matelas, literie, couvertures. — Ils sont placés dans une étuve à désinfection par la vapeur ou, à son défaut, soumis à la désinfection par l’acide sulfureux.

Cadavres, — Les cadavres sont le plus promptement possible placés dans un cercueil étanche, c’est-à-dire bien Joint,

IV TIYGIÈNE

bien clos et contenant une épaisseur de 5 à 6 centimètres de sciure de bois, de facon à empêcher la filtration des liquides. Ils seront immédiatement enterrés.

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