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I, —— ISOLEMENT DU MALADE

Le malade atteint de rougeole doit être isolé.

Il est surtout nécessaire d’éloigner les enfants de moins de cinq ans, parce que chez eux la maladie est ordinairement plus grave.

L'isolement devra durer au moins trois semaines à partir du début de la maladie,

Aussi, avant de faire rentrer à l’école les enfants qui ont eu la rougeole, il faudra laisser s’écouler un intervalle d’au moins trois semaines à partir du début de la maladie.

Il sera également nécessaire de leur faire prendre auparavant un bain savonneux, ce qui ne peutavoir lieu que lorsque le catarrhe bronchique a tout à fait disparu.

Le malade est tenu dans un état constant de propreté.

Les personnes appelées à donner des soins au malade doivent être prises parmi celles qui ont déjà eu la rougeole ; elles pénètrent seules près de lui; elles doivent se laver les mains fréquemment et avant le repas, avec du savon et une solution désinfectante 1,

1. Pour l'aménagement de la chambre du malade et les procédés de désinfection à employer, voir les indications données plus haut à propos de la fièvre typhoïde et de la diphtérie.

IT, — Hyciène PRIVÉE.

Déclaration obligatoire. — Tout cas de rougeole doit être déclaré immédiatement à la mairie.

Transport à l'hôpital ou dans une ambulance spéciale. — Lorsqu'un cas de rougeole se déclare dans une chambre renfermant plusieurs habitants, si l'isolement n’est pas possible, le malade est transporté à l'hôpital ou dans une ambulance spéciale. Les chances de guérison sont alors plus grandes

et la transmission n’est pas à redouter.

LEXIQUE DES MOTS TECHNIQUES

Alopécie.— Chute des cheveux.

L'alopécie peut dépendre de causes locales et est alors lente et progressive. Elle peut aussi survenir sous l'influence de troubles de la santé générale.

Elle est alors beaucoup plus brusque, plus rapide.

Antisepsie.— L’antisepsie lutte directement contre les germes septiques. Elle cherche à les détruire (anti, contre, sepsts, germe). Elle est obligée d’employer des agents très actifs et très violents. Aussi ses détracteurs lui ont-ils reproché de tuer quelquefois, non seulement le microbe, mais aussi le malade, L'emploi des antiseptiques exige toujours de grandes précautions.

Aponévroses. — Les aponévroses sont des membrancs dures et fibreuses séparant les différents muscles, La viande de boucherie, quand elle est taillée dans les muscles épais (filet, cuisse, épaule), esttendre et nourrissante. Elle est au cor.traire coriace et indigeste, quand elle est formée de mus-

cles minces, séparés par de nombreuses aponévroses (pis, poitrine, jarret'.

Apoplexie. — L’apoplexie est

la perte de la connaissance et de la sensibilité, mais avec continuation des mouvements respiratoires et des battements du cœur. L’apoplexie, par ce dernier caractère, se distingue de la syncope.

La principale cause de l’apoplexie est l’hémorrhagie cérébrale. Aussi ces deux mots sont-ils souventemployés, mais à tort, l’un pour l’autre.

Asepsie. — L'asepsie (absence

de germes) consiste à éviter, par une propreté rigoureuse, le contact des germes avec les tissus qu'ils peuvent infecter.

L'asepsie est plus délicate que l’antisepsie ; maiselle est aussi sûre dans ses effets et n’expose pas aux risques d’'empoi-onnement.

Attelles. — Lames de bois ou

de métal destinées à maintenir les membres fracturés. Les attelles doivent toujours être soigneusement garnies d’ouate,

pour adoucir la compression et éviter les meurtrissures de la peau.

Bacilles. — Le nom de bacilles

(bacillus, bâton) a été donné, par suite de leur forme en bâtonnets, à de nombreuses espèces de microbes (bacilles de la tuberculose, du tétanos, de la diphtétie, de la fièvre typhoïde, etc., etc.) On n’attache plus aujourd’hui qu’une faible importance à ces caractères tirés de la forme (microbes en chaïînettes, en grappes, en bätonnets). La forme, en effet, varie beaucoup pour un même microbe suivant le liquide de culture. La même forme peut appartenir aux espèces les plus redoutables comme aux plus inoffensives.

Bow-window. — Beaucoup de maisons modernes ont une partie de leurs fenêtres remplacées par des cages vitrées, qui font au dehors une saillie rectangulaire ou en demicercle. Ces fenêtres en sail.ie sont très élégantes et très décoratives : mais elles donnent peu de clarté. L’éclairage est d'autant moindre que les vitres sont presque toujours colorées.

Cette disposition est donc médiocre au point de vue hygiénique.

Cachexie. — La cachexie est un

état d’affaiblissement et de dépérissement progressif, produit tantôt par les maladies ou les intoxications (cachexie tuberculeuse, cach”xie alcoolique), tantôt par la misère, les privations ou le chagrin. Les cachectiques n’ont

plus qu’une très faible résistance vitale. Ils succombent à la moindre indisposition.

Cachexie obsidionale. — Pen-

dant le siège de Paris, sous l'influence des privations, du froid, des émotions pénibles, se développa chez beaucoup d’habitants un état de dépérissement progressif très sensible et très accentué. Ils avaient perdu toute résistance vitale et succombaient aux maladies les plus légères. Cet état de dépérissement a reçu le nom de cachexie obsidionale. Il areprésenté, sous une forme brutale et sur quantité de malades à la fois, l'influence nuisible que la misère exerce d’une facon plus lente.

Diathermanéité. — La diather-

manéité est la propriété que possèdent les corps de se laisser traverser plus ou moins facilement par les rayons caloriques (chaleur). Elle varie avec l’épaisseur des corps, avec leur coloration, avec la source de chaleur (chaleur lumineuse ou chaleur obscure). Les corps qui arrêtent complètement la chaleur sont dits athermanes.

Diathèse.— Disposition de l’or-

ganisme qui le rend apte : contracter facileme:t et fréquemment telle ou telle maladie :

rhumatisme, goutte, affections cutanées, etc... Le rôle un peu mystérieux de la diathèse s’atténue et diminuera de plus en plus, à mesure que les causes exactes des maladies seront mieux connues.

Dothiénenterie. — Ce mot, qui

signifie littéralement pustules

LEXIQUE DES MOTS TECHNIQUES XIX

de l'intestin, est souvent employé comme synonyme de fièvre typhoïde. La principale lésion de la fièvre typhoïde consiste en effet dans des ulcérations de l'intestin. C’est à cause de ces ulcérations qu’il faut éviter tout aliment dur, solide ou irritant, pendant la maladie et même la convalescence. La perforation des pustules amène, en effet, une péritonite des plus graves.

Dysphagie.— Gêne pour avaler.

La dysphagie est un des premiers symptômes des angines, de la rage, du tétanos. Mais souvent aussi elle est purement nerveuse,

Endogènes. — De endon, intérieurement, etzennaô (j'engendre) : qui prend naissance à l’intérieur, qui s'accroît intérieurement., Les infections, les maladies siégeant à l’intérieur de l’organisme sont dites endogènes par opposition aux maladies extérieures ou exogènes. Toutefois l'isolement complet du milieu extérieur n'existe que pour le système nerveux et l'appareil de la circulation.

L'appareil digestif, les voies respiratoires, les organes urinaires communiquent assez largement avec le dehors, Leur indépendance n’est pas absolue.

Entérite. — L’entérite cst l’in-

flamm tion de l’intestin se traduisant par des coliques, de la diarrhée, parfois des vomissement. L’entérite est toujours extrêmement g'ave chez les nourrissons. Eileexige les soins immédiats du médecin.

Enzymes.— Ferments spéciaux

Etiologie.

Ganglions — Les

du lait, se détruisant par l’ébullition et même par le vieillissement du lait après la traite. Ces ferments rendent le lait sortant du pis beaucoup plus facile à digérer et beaucoup plus nutritif, Mais on ne peut guère consommer ainsi à l’état cru que le lait d'espèces animales réfractaires à la tube: culose (ânesses, chèvres).

Des ferments analogues existent dans d’autres aliments, qui peuvent être sans inconvénient mangés sans cuisson (huîtres, fruits). Ils expliquent l'utilité de ces aliments plus actifs et en quelque sorte vivants.

— L'étiologie est l'étude des causes des maladies. Elle est, pour les guérir et les prévenir, d’une extrême importance ; mais elle est difficile et complexe, car beaucoup de maladies, la tuberculose par exemple, dépendent en réalité de causes multiples.

Exanthématique.— Une érup-

t on exanthématique se produit à la surface de la peau, comme dans la \ariole, la scarlatine, la rougeole, etc. Par opposition, on nomme parfois énunthématiques, ou simplement énanthèmes, les éruptions internes qui se font dans la bouche, la gorge, le nez, etc.

ganglions sont des amas d’un tissu spécial très actif, capable d’ibsorber et de détruire les microbes dangereux. Ils constituent un des principaux moyens de défense et la pre-

mière barrière de l’organisme contre les infections. L’hypertrophie, ou engorgement des ganglions, chez l’enfant, et en particulier des glandes du cou, de l’aine, de l’aisselle indique toujours un état morbide et doit être regardé comme un avertissement. sérieux. D'un moment à l’autre, la résistance des ganglions peut en effet être vaiticue,

Gangrène. — La gangrène est une véritable putréfaction sur le vivant. Elle peut être due à l’arrêt mécanique de la circulation, par exemple, à la suite d'oblitération des artères ou à la suite de leur compression par des appareils trop serrés.

Les plaques superficielles de gangrène reçoivent souvent le nom d’escharres. Les escharres des reins sont assez fréquentes chez les malades restant au lit:

elles exigent de grandes précautions. Les gangrènes massives et profondes entraînent presque toujours la perte du membre atteint, et souvent la mort.

cale, cette infection détermine ensuite des accidents généraux.

Les viandes provenant de vaches atteintes de métrite septique se putréfient tiès vite.

Même consommées tout de suite, elles peuvent déterminer des empoisonnements graves.

Muqueuses. — Les muqueuses

constituent pour beaucoup d’organes internes (appareil digestif, appareil respiratoire) un revêtement analogue à la peau pour la surface du corps. La protection exercée par les muqueuses est analogue à celle de la peau. Par les poussières, par les aliments, par les boissons ces organes sont, en effet, exposés à desirritations et à des infections fréquentes. La muqueuse qui les revêt, leur permet le plus souvent de résister.

Mycélium. — Filaments rami-

fiés et parfois extrêmement ténus, qui se produisent dans le développement des champignons. Le blanc de champignon des horticulteurs, qui sert à ensemencer les couches, est

Impétigo. — Eruption formant des croûtes sur la peau.

Lécithines. — Les lécithines

un mycélium.

Nucléine. — Les nucléines sont des matières albuminoïdes très

sont des graisses phosphorées et azotées; elles sont, comme aliments, particulièrement utiles au système nerveux. Les lécithines se rencontrent surtout dans le lait, la moelle, les jaunes d’œufs, la cervelle, — 19 pour 100 de la substance grise du cerveau sont formés par des lécithines.

Métrite septique. — Infection et inflammation des organes génitaux interues, D'abord lo-

riches en phosphore et qui se trouvent dans le luit, les œufs, dans les œufs et la laitance de poisson, dans toutes les graisses, dans la levure. Elles paraissent jouer un grand rôle comme aliment favorisant la croissance et surtout activant les fonctions nerveuses.

Pathogène. — Agent qui peut

causer une maladie (pathos maladie, genna, j’engendre).

Les microbes sont les princi-

LEXIQUE DES MOTS TECHNIQUES

paux agents pathogènes. Mais il existe beaucoup d’autres causes de maladies (froid, chaleur, poisons). Tous les microbes ne sont point pathogènes:

beaucoup sont, par bonheur, inoffensifs.

Pommelière.— La pommelière est la tuberculose des bovidés.

Elle forme dans les divers organes, et surtout dans le poumon, des masses grisâtres demi-molles, assez semblables à des pommes. Parfois cependant ces masses sont dures, incrustées de sels de chaux. — Elles peuvent aussi, principalement au début, former de petits noyaux brillants assez semblables à des perles (maladie perlée des vétérinaires allemands).

Prédisposition. — Sous les diverses influences qui peuvent causer une maladie (contagion, refroidissement, etc.), les divers organismes ne réagissent pas tous de la même façon.

Les uns subissent très facilement cette influence (prédisposition), les autres y résistent.

On distingue souvent la prédisposition héréditaire et la prédisposition acquise tenant aux fatigues, aux excès, aux chagrins. Pour la phtisie par exemple, la phtisie des parents d'une part et d’autre part toutes les causes qui affaiblissent prédisposent.

Prophylaxie.— La prophylaxie est l’art de prévenir les maladies. Elle invervient avant que la maladie soit déclarée, tandis que la thérapeutique, ou art de guérir, intervient après.

L'importance de la prophylaxie est considérable, Son rôle en hygiène sociale apparaît chaque jour de plus en plus grand.

Protéines. — Les protéines désignenttantôtles matières albuminoïdes (un type bien connu est Le blanc d'œuf), tantôt ces matières transformées par la digestion, la fermentation ou la putréfaction. Les protéines formées dans la putréfaction sont parfois des poisons très dangereux.

Salol. — Le salol, combinaison d'acide salicylique et de phénol, est un antiseptique très efficace, d’odeur agréable, ILest très peu toxique, ce qui en facilite beaucoup l'emploi ; mais il est un peuirritant pour les muqueuses, et même pour la peau.

Saprophyte. — Plante qui vit sur les tissus en décomposition (sapros,pourriture, phyton, plante). Les saprophytes jouent un grand rôle pour transformer toutes les matières en putréfaction et en tirer de nouveaux êtres vivants. Beaucoup sont inoffensifs et ne produisent ni troubles de la santé, ni maladies, Les saprophytes semblent même parfois capables d’étouffer et de détruire les microbes nuisibles. Ils deviennent ainsi, surtout dans l’eau et le sol, des agents d’épuration.

Sébacé. — Les glandes de la peau sécrètent un enduit gras (matière sébacée) utile pour lubréfier et assouplir la peau.

Mais, quand cette matière est trop abondante, elle devient

unecause d’irritation ; les sujets à peau très grusse doivent s’astreindre à des soins minutieux de propreté.

Self purification. — La self purification est la tendance à l’épuration spontanée, à la stérilisation graduelle des eaux souillées, des liquides de vidange, des matières organiques par la fermentation etpar l'action des bacilles saprophytes.

Cette épuration spontanée a été très ingénieusement utilisée pour rendre inoffensives les matières fécales et les résidus d’égouts. En les abandonnant assez longtemps en couches minces à l’air, dans des réservoirs appropriés, on les voit se transformer et perdre peu à peu tout pouvoir nuisible.

Septicémie. — La septicémie est, au sens strict du mot, la pourriture du sang. Elle s’accompagne de fièvre, de fatigue extrême, de nombreux abcès.

La septicémie, ouinfection purulente, était très fréquente comme complication des moindres plaies avant la découverte de l’antisepsie.

Sérosité. — La sérosité (du latin serum) désigne la partie aqueuse du sang, du lait. Le mot même de sérum est souvent employé pour désigner les liquides qui servent à la vaccination (sérum antidiphtéritique).

Spores. — Les spores (spora, semence) sont l’agent principal de reproduction, et en quelque sorte la graine des champignons et des microbes. Les spores présentent une résis-

tance considérable à toutcs les causes de destruction.

Symbiose. — Vie commune

(sun, avec; bios, vie), sans que les deux êtres qui vivent ainsi associés exercent l’un sur l’autreune influence bien marquée.

— On trouve d’ailleurs tous les degrés entre cette association indifférente et les réactions plus vives qui déterminent des accidents ou des maladies.

Syncope.— La syncope est une

perte momentanée de la connaissance, de la sensibilité, du mouvement. Sans être complètement arrêté, le cœur luimême ne bat plus que très lentement et très faiblement.

L'arrêt définitif du cœur est le grand danger dans les syncopes. Elles nécessitent par suite des soins immédiats et très sérieux.

Traumatisme. — Le mot trau-

matisme (du grec érauma, blessure) désigne l’ensemble des troubles et lésions occasionnés par les blessures. Il désigne aussi bien les blessures fermées sans lésions de la peau (contusion) que les blessures ouvertes avec lésion de la peau (plaies), les blessures superficielles ou profondes, légères ou graves.

Tricophytie. — Le mot detri-

cophytie (plante parasite des poils) a un sens très général; mais on l’applique surtout à une variété spéciale de teigne :

la teigne tondante. Cette variété très rebelle autrefois est aujourd’hui une des plus facilement guéries parles rayons X.

Varicosité. — Les varicosités,

LEXIQUE DES MOTS TECHNIQUES

ou dilatation des veines, surviennent sous l'influence de la fatigue, des stations debout prolongées, des compress'ons, (jarretières parfois de l’alcoolisme (varicosités du visage).

Les varices ne doivent jamais être regardées comme un accidentnégligeable.Elles exposent à de nombreux malaises et surtout à une complication très grave l’oblitération de la veine ou phlébite. Elles doivent toujours être traitées de bonne heure et avec soin.

Végétations.— Les végétations en médecine désignent des excroissances anormales qui se produisent soit à la surface, soit dans l’intérieur du corps, soit sur la peau, soit sur les muqueuses. Les végétations de la gorge et du nez sont particulièrement fréquentes. Tout en étant par elles-mêmes de

nature bénigne, elles entrai.

nent des troubles graves en formant un obstacle mécanique au passage de l’air et à la respiration.

Virus.— Les virus sont le prin-

cipe actif des maladies contagieuses. Leur nom vient de virus : poison. Au contraire des poisons ordinaires, les virus agissent plutôt par leur qualité que par leur quantité.

Ils ont une activité très variable et beaucoup moins régulière que celle des poisons.

Mais, comme d’ailleurs pour les poisons. l'effet des virus semble s’atténuer par l’habitude. Les vaccins résultent de cette atténuation possible ; ils rendent les sujets vaccinés réfractaires au virus le plus actif. Cette action protectrice se prolonge plus ou moins longtemps.

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