‹ Hygiène publique. Les Odeurs de Paris... Deuxième éditionChapitre 11 sur 12 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ce sont, comme on le voit, de grands travaux à accomplir; ils peuvent être terminés en cinq ans au plus, ils ne seront l’objet d’aucun emprunt de la ville de Paris, si on laisse à l’initiative privée le soin de trouver les capitaux nécessaires pour leur exécution, sous les ordres et le contrôle de l’administration.

Les compagnies concessionnaires auront à dépenser plusieurs centaines de millions, qui peuvent être amortis en cinquante ans, époque où la ville en enrichira son domaine.

Mais il est impossible de calculer les immenses bienfaits qu’apporteront ces travaux de génie sanitaire :

Nos maisons seront assainies par la suppression de la fosse fixe ou mobile, par une large provision d’eau qui permettra un nettoyage journalier de toutes les surfaces contaminées par les résidus, qui, à leur tour, s’éloignant immédiatement dans un volume d’eau suffisant, ne pourront engendrer de mauvaises odeurs et surtout servir de terrain ou de liquide de culture aux dangereux

germes des maladies épidémiques. Germes et odeurs qui seront d’ailleurs toujours repoussés efficacement de nos demeures par l’application méthodique.des fermetures hydrauliques à toute la canalisation intérieure du départ des résidus.

Au moyen de la dérivation de la Loire, nos égouts chasseront au loin les résidus de toute espèce.

La Seine sera désinfectée.

L’Agriculture enrichira ses champs par une irrigation modérée et rationnelle.

On rejettera à Bondy les usines insalubres qui nous jettent ces insupportables odeurs.

Enfin, on supprimera les cimetières actuels, placés dans l’enceinte de la ville en violation des lois, et qui sont, depuis trop longtemps, un continuel danger pour la santé des habitants de Paris.

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