ET LA TROISIÈME ENFANCES
SOMMAIRE. — /. Examen anthropométrique : 1° Mensurations de lu taille et du poids. Instruments et technique. Tables de croissance. Influence du sexe. Influence du pays et de la race. Principales étapes et modalités des croissances stalurale et pondérale. Taille des garçons ; taille des filles. Poids des garçons ; poids des filles. Rapport du poids à la taille.
2° Mensurations du thorax : a. Périmètres thoraciques : axillaire, mammaire et sous-mammaire, xiphoïdien. — Ampliation thoracique ou indice respiratoire ; b. Hauteur thoracique ; c. Diamètres thoraciques; à. Diamètre bi-acromial. — Rapport du périmètre thoracique éi la taille ; indice de vitalité. — Rapports du périmètre thoracique, de la taille et du poids; coefficient de robusticité.
3° Mensurations des segments du corps. Croissances segmentaires. Hauteur du buste. Hauteur réduite des membres inférieurs. Rapport de Manouvrier. Longueur des membres supérieurs ; grande envergure. Circonférence céphalique.
i° Notation des signes de puberté. Première menstruation. Xubilité.
5° Mensuration de la capacité respiratoire. — Le spiromètre ; technique ; résultats. — Importance de la capacité respiratoire ; capacité vitale.
6" Mensuration de la force musculaire. Le dynamomètre. Pression dynanomé trique.
7° Appréciation de l'état physique. Valeur an atomique et râleur physiologique de l'écolier. Facteurs influençant la valeur physiologique. Interprétation des résultats fournis par l'examen anthropométrique. Notation de A. Binet. basée sur les écarts d'âge.
II. Examen médical. — 1° Examen des caractères extérieurs: a. Habitas général: rigueur ou chétivité ; h. l'eau: c. Cuir chevelu: phtiviase. teignes ; d. Crtine, volume ; e. Face : fades myxœdémateux, faciès adénoïdien, conséquences îles végétations adénoïdes : respiration, voix, ou'ie, aprosexie; f. Bouche et dents; g. Tronc. — Examen du
thorax. — Examen de l'abdomen. — Examen de la colonne vertébrale. Scoliose; h. Membres; i. Adénopathies.
2° Examen des organes internes. — A. Appareil respiratoire. — Recherche de la tuberculose pulmonaire et de l'adénopalhie traohéobronchique ; B. Appareil circulatoire. — Examen du cœur. — Examen du pouls : arythmie, tachycardie. — Pseudo-hypertrophie cardiaque de croissance ; C. Appareil digestif.
3° Examen des organes des sens. — A. Vision. — Mesure de l'acuité visuelle. Echelle optométrique. Myopie. Astigmatisme ; B. Audition. — Mesure de l'acuité auditive: Epreuves de la montre, de la voix chuchotée, de la dictée.
i° Fiches individuelles et carnets de santé.
La surveillance de la santé des enfants constitue une des principales attributions dévolues aux médecins des écoles. Ils doivent, par des examens périodiques, s'assurer que leur développement se poursuit régulièrement et dépister les affections dont ils peuvent être atteints.
Pour apprécier Yélal physique d'un enfant, il faut procéder à un examen anthropométrique et à un examen médical proprement dit. Le premier consiste à effectuer un certain nombre de mensurations et à les interpréter ; le second, à faire œuvre de clinicien. L'un comme l'autre doiventêtre pratiqués rapidement, en raison du grand nombre d'enfants soumis à la surveillance médicale.
L'examen anthropométrique comporte :
i° Les mensurations de la taille et du poids *
2° Les mensurations du thorax ;
3° Les mensurations des segments du corps ;
4° La notation des signes de puberté ;
5° La mensuration de la capacité respiratoire ;
6° La mensuration de la force musculaire ;
7° L'appréciation de l'état physique.
Ces diverses mensurations ne peuvent pas toutes être couramment pratiquées, pour des raisons diverses. Il y a cependant des cas où elles sont indispensables et les déductions qu'elles comportent sont toujours utiles aux médecins scolaires, appelés à conseiller les maîtres.
i° Mensurations de la taille et du poids. — L'évolution de
la taille et du poids d'un enfant est utile à connaître pour apprécier son développement. En inscrivant sur un graphique les chiffres recueillis lors de chaque examen, on peut aisément établir des courbes dont la lecture est facile et instructive. Afin de leur donner toute leur valeur, il importe de pratiquer les mensurations dans des conditions toujours semblables et de procéder suivant une technique bien réglée.
Pour mesurer la taille, on se sert d'une toise ordinaire. Les enfants enlèvent leurs chaussures et se placent contre le montant vertical de la toise, les talons joints, le corps d'aplomb, la têle droite. Les fdlettes auront leurs cheveux dénoués.
Pour prendre le poids, on se sert d'une bascule classique. L'enfant monte sur le plateau à moitié déshabillé, ne conservant que la chemise, les bas, le pantalon ou le jupon.
La pesée est pratiquée de préférence dans la matinée, avant le repas de midi.
La taille et le poids sont inscrits sur la fiche individuelle. Ils peuvent être notés en outre sur un ticket que l'enfant remettra à ses parents, afin de les intéresser à son développement. On peut avoir recours à la bascule et à la toise de Dufestel (fig. 43), qui enregistrent automatiquement sur un même ticket le poids et la taille.
Pour apprécier les mensura- Fig. 45,-Toise de Dufestel enregistrant tions qu'il pratique et en tirer les automatiquement la taille. déductions qu'elles comportent,
le médecin doit pouvoir les comparer à des moyennes fournies par l'étude d'un grand nombre d'enfants considérés comme normaux.
Il existe à cet effet des tables de croissance, établies patdivers auteurs.
Nous reproduisons ici celles qui ont été établies pour les écoliers de Paris, par Variot et Chaumet en 1906, par A. Binet en 1910 '.
I.A.. Boet, Les idées modernes sur les enfants, Paris, 1910, p. 68,
EXAME\ A XTHR0P0MÉTR1QIE
Taille des garçons.
Age.
A \riot et Chaumet.
cm.
ans
io3,3
IO