CONCLUSION
Malgré le faible nombre de nos observations, il semble :
1° Que certaines vaches, en fin de gestation, présentent une réaction thermique à la tuberculination sous-cutanée, bien que n'étant pas infectées (observations n°° 3, 13, 14, 15 19, 20.
2° Que toutes les vaches ne présentent pas cette réaction pour des raisons qui nous échappent. Si l’on s’en tient à notre trop brève expérimentation, on voit que 6 animaux, sur 17, ont présenté cette réaction, soit à peu près À sur 3.
Il est possible que la réaction soit dûe aux extraits bacillaires, puisque l'injection du milieu de Sauton ou de bouillon ordinaire n’a pas déclanché la réaction dans les quelques cas observés.
3° Que, au point de vue pratique la réaction atteint son maximum de Ia 4" à la 10” heure. Elle est, par conséquent, terminée au moment des prises de température relatives à une tuberculination sous-cutanée à dose simple, mais on observe, lors de la première prise de température le matin, une température anormalement haute, c’est ce qui, d’ailleurs, nous avait d’abord frappé et nous a
LMOQNE
poussé à cette expérimentation. Par contre, la poussée thermique correspond à celle d’une tuberculination à dose double positive ; elle peut alors être cause d'erreurs.
Nous signalerons, cependant, que la courbe thermique est bien moins nette que lors d’une réaction spécifique (observation n° 21) et rentre le plus souvent dans le cadre des réactions douteuses. Il est vrai que certains praticiens ont constaté des réactions nettement plus intenses qui semblent cependant l’exception.
Il suffira donc, au clinicien, de se montrer plus sévère lorsqu'il interprètera une tuberculination sous-cutanée pratiquée sur une vache en fin de gestation.
Vu : Le Professeur de l'Ecole
Vétérinaire, rapporteur :
SAURAT. Vu: Le Directeur de l'Ecole Vétérinaire :