‹ Hypertensions artérielles permanentes curablesChapitre 65 sur 96 · Test à l'histamine · texte numérisé non relu

Test à l'histamine

Il ost utile d'expliquer le test au malade avant de comme Celui-ci sera placé dans le decubitus dorsal pendant 30 minutes ou : si c'est nécessaire, jusqu'à ce que l'on obtienne des chiffres du et de la tonsion artérielle relativement stables, de sorte qu'ils

puissent servir de niveau de base,

E - de 0,025 à 0,05 mill, dilués dans 0, 5 centimètre cubes d'une soutio saline iso-tonique,

La tension et le pouls seront étudiés toutes les minutes pendant 15 minutes, de même que les manifestations subjoctives et ob-

jectives du malade seront soigneusement notées,

L'on considère comme réponse positive une élévation tension nelle lorsque celle-ci est plus grande que celle que l'on a pu obtenir

par le "cold pressure test",

L'élévation tensionnelle en absence de phéochromositome est

toujours moindre que celle que l'on obtient par le test au froid,

2 — Test au mécholyle,

Même technique mais injoction sous-cutanée, de 10 à 25 mill,

8 = Test au tétréthyl-bromure d'ammonium,

Même technique, Injection intra-veineuse de 100 à 300 mile dilués dans 3 cem, cubes de sérum physiologique, L'avantage proclamé de cette méthode tient à ce que lorsque l'on produit une élévation OX. cessive de la tension artérielle, cette hypertension peut être contrôlée en mettant tout simplement le malade debout, car l'hypotension posturale

est l'un des effets les plus marqués de la drogue, 4 = Test au benzo-dioxane,

… Le malade étant dans le décubitus dorsal, une solution saline

est administrée par voic intra-voineuse, os

AV

(eUe0 à

Les lectures de la tension artérielle que l'on considèrera

comme niveau tensionnel de base, seront obtenues 20 à 30 minutes après

cette injection, Ensuite, 10 mill, de benzo-dioxane par mètre carré de

surface corporale seront injectés dans les tubes de perfusion saline pendant un temps égal à 2 minutes, ds

La tension artérielle sera prise toutes les 30 secondes,

pendant les 5 premières minutes au cours et au décours de l'injection,

et ensuite toutes les minutes jusqu'à ce que l'on arrive à obtenir le

chiffre tensionnel égal à celui qui fut considéré comme niveau ten sionnel de base,

Les résultats sont rapportés sur un graphique, les valeurs de la pré-injection étant considérées comme bases, Dans les hypertensions artérielles liées à un phéochromositiome la tension tombe, Par contre, dans les hypertensions artérielles essentielles, le résultat |

est toujours dans le sens de l'hypertension,

6 — Test postural et cold pressure test,

Ces tests, surtout le premier auquel Graham accorde une grande valeur diagnostic, doivent être pratiqués si possible par un praticien entrainé, les américains vont jusqu'à conseiller leur pra tique par un spécialiste plaçant les malades dans une chambre tran=

quille, Le malade placé sur un lit confortable,

Quelques prises de pression artérielle seront effectuées et après une période de repos de 20 minutes, la tension artérielle sera prise toutes les minutes pendant 5 minutes, puis faisant passer le sujet de la position horizontale à la position assise, on fefera 5 prises de tension, une toutes les minutes, on mettra le sujet debout, et on reprendra sa tension pendant encore 5 minutes, une fois toutes los minutes, Enfin, on replace le sujet dans le décubitus dorsal, et

on pratique 5 nouvelles prises de tension artérielle au même rythme,

Immédiatement après, le malade restant couché, mot sa main dans l'eau glacée pendant une minute, La tension artérielle sera prise dès le commencement toutes les 40 secondes, pondant et après que la

main ait été rotirée de l'eau, le tout pendant 2 minutes, Ensuite, la

D Re DAT ec

minurie avec glycosurie,

minutes et debout pondant 5 minutes, La réponso à ce test est considé

en favour du phéochromositome, si au cours de cos épreuves l'augme:

tion de tension obtenue dépasse de 2 centimètres de morcure, au moi le niveau tonsionnol basal,

II.- D.M. GREEN dans la Revue J,.A.M.A., de 1946 apporte une révision bibliographique de 51 cas de phéochromocytomes publiés dans la littérature dont 37 étaient porteurs d'uné H,T,A, permanente, ce € qui fait tout l'intérêt de l'article,

L'auteur est d'emblée frappé par la ressemblance des H,T,A,. des phéochromocytomes loysqu'elles sont permanentes, avec les H, TA idiopathiques, Il s'élève contre le caractère de grande rareté que

l'on donne à cette affection qui est, à ses yeux, la conséquence de

la similitude à laquelle nous venons de faire allusion,

La plupart des malades hypertendus permanents et porteurs de phéochromocytomes, qu'il a révélé dans la littérature, avaient très. probablement présenté au départ un syndrome d'H,T,A, paroxystique, mais celui-ci avait été ou mal recherché ou bien oublié par le malade qui passait pour être un hypertendu essentiel, jusqu'au jour où une étude clinique et radiologique plus poussée, ou bien une laparatomie dans un but différent, voiremême dans certains cas l'autopsie, venait redres=

ser le diagnostic erroné, Tel est le cas du malade suivant :

I1 s'agissait d'une femme de 23 ans, ayant présenté dans ses A antécédents, à part les maladies d'enfance banales, un hyperthyroïdisme léger, et qui fut hospitalisée en 1945, avec le tableau clinique suivants

= douleurs épigastriques extrêmement aiguës, irradiant vers les organes génitaux et vers le dos, entraînant une légère défense

abdominale, et s'accompagnant de constipation et d'une poussée d'albu=

un enaigrissonent de 12 Ho

da malade se ee ra en plus de :

- céphalées :

— des palpitations AE : Re.

« dfune baisse de l'acuité visuelle

- de crise de transpirations fréquentes.

Elle a posé, dès son admission, un problème diagnostio, 0 1 __ plusieurs des examens pratiqués sur elle étaient divergeants ! quement, très peu de résultats,

à Biologiquement, on y trouvant associés :

… des signes d'hyperthyroïdie une gl lycosurie avec es et tolérance ire

tension artérielle 17-13,

Ainsi, un triple diagnostic fut porté : diabète + H,T,A, + hyperthyroïdie, Un traitement de ce diabète fut institué,

Au bout d'un certain temps, cette malade fut à nouveau hospi. talisée pour équilibrer le diabète,

Elle présentait alors, en plus des signes précédemment décri un tableau d'I.V.G,, tant clinique, radiologique et électro-cardiographique. Sa tension artérielle restait élevée; les lésions du fond de l'oeil avaient beaucoup augmenté, atteignant largement le stade III, :

Il y avait toujours du sucre et de l'albumine dans ses urines,

Au cours des semaines qui ont suivi cette ?ème hospitalisation un amaigrissement rapide est apparu, associé à des céphalées et à as vomissements fréquents, Tout ce tableau faisant craindre la proximité d'un coma diabétique, En essayant d'équilibrer le métabolisme des hy= drates de carbone, on constata que jamais la malade ne réagissait de

la même façon à la même dose d'insuline, et que souvent, des réactions

indésirables étaient obtenues avec des doses qui la veille paraissaient

insuffisantes,

“ki HR À + x

et - une étude de la T,A, pratiquée pendant 20 ic __ consécutifs, relova des chiffres élevés mais dessinant de grandes D euiom.

C'est sur te ee du diabète, sur 14 en

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de fond, que le diagnostic de phéochromocytome fut évoqué,

Il fut confirmé sur les épreuves suivantes :

- massage de la fosse lombaire gauche : provoqua une poussée hypert :

sive de 15-11 à 22-19 en 5! | |

à une U,I.V, et une U,P,.R, qui ont montré un rein gauche déplacé et. tourné vers le bas,

- enfin par l'intervention qui trouva une tumeur surrénalienne posant

215 gr. et faite essentiellement de cellules chromaffines, |

Le bilan pré-opératoire est le suivant :

A = Coeur et vaisseaux !

T,A, = 19-16 … H,V,G, électrique et radiographique

B = Rein :

« Albuminurie pyurie microscopique

- uréo sanguine = 0,22 gr, % = P,S,P, = 29 # en 60!

clearance de l'urée = 70 %

concentration = 1014

protidémie = normale,

C « Fond de l'oeil :

- oedèmes papillaires hémorragies et exsudats

“ sclérose artérielle poussée aouité visuelle très diminuée, frisant la cécité,

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