‹ Hypertensions artérielles permanentes curablesChapitre 75 sur 96 · III - Les interventions nerveuses · texte numérisé non relu

III - Les interventions nerveuses

| ’ Il semble de prime abord que les interventions nerveuses D: soient les plus satisfaisantes à l'esprit, car si l'on accepte que l'hypertension est secondaire à un état angiospatique ou hypertonique 2 affectant la circulation splanchnique mais en particulier la circulation rénale, et produisant ainsi des lésions d'ischémie rénale ellos-mêmes 4 produetrices de rénine, l'on conçoit que toute intervention aidant à | détruire l'inervation sympathique au niveau de ce territoire vasculaire

apparaisse comme très logique.

Les techniques sont multiples,

a) la rhizotomie intérieure, prétend réaliser l'énervation sympathique totale du territoire splanchnique, Elle comporte la section bi— latérale, après laminectomie ot ouverture durale, de toutes los racines

intérieures, comprises entre la sixième dorsale et le sixième lombaires

Une telle technique comporte une incontestable gravité, De

ce fait elle semble être abandonnée.

b) interventions sous-diaphragmatiques

- section sous-diaphragmatique du nerf splanchnique gauche |

; (PENDE) intervention économique, mais résultat décevant,

5 | section bilatérale des nerfs splanchniques; prit la place de la précédente,

2160 - la résection bilatérale de 2 ou 3 ganglions lombaires, lui

bientôt associée, et elle-même remplacée par une opération

Fe la et eotoute re Get), comportant une : re bilatérale en deux temps des splanchniques et de la chaîne sympat

et ‘thoracique, du Gème au 10ème Soie fût pendant OPEN EE e

ALLER actuellement remplacée par :!

ä) les sympat ectomies thoraco-lombaires qui représentent à É actuelle une des méthodes les plus fréquemment utilisées dans Le traiia de l'hypertension essentielle,

| CR TE -6xiste plusieurs méthodes permettant des sympatectonies | très étendues :

| - technique de SMITHWICK : réalise une splanchnicectomie et une 1 sympatectomie thoraco-lombaire de D.8 à L,l par voie extra-plourale,

pratiquée en deux temps, à 15 jours d'intervalle,

Ë - technique de HINTON et LORD : réalise une splanchnicectomie | ct une sympatectomie thoraco-lombaire élargie de D,3 à L.2 par voie

extra-pleurale,

- technique de POPPEN : comporte une splanchnicectomic ot une

sympatectomie élargie de D.4 à L,3 par voice extra-pleuralo.

- technique de GRISON : réalise une splanchnicectomie ot une sympatectomie totale, puisque GRISON prétend que par ce procédé il : obtient une énervation sympathique extrêmement étendue 77 2 cn noyenno

de la surface cutanée,

Certains après l'avoir essayée l'ont abandonnée, car ils la

considèrent grevée d'une gravité indiscutable,

… technique de WERTHEINER : réalise une splanchnicectomie ot une .

sympathectomie élargie de D,.4 à L,.2 par voie trans-pleurale pratiquée

en deux temps, et comportant une exploration des reins et dos surrénales .

ao de MASSEL, ETINGER, ot vosKuuP : a Fe spl

LES INDICATIONS OPERATOIRES

Elles sont encore extrêmement discutées et pas du tout co- à

|difiées, Plusieurs éléments entrent en jeu :

L'âge : Cartier écrit "jusqu'à 45 ans, pas d'hésitetion,

A 50, j'y pense 2 fois; à 55, je parlemente, Mais toujours jai tiens grand compte de l'âge apparent de la personne", | té Le sexe : les interventions sont plus souvent suivies de à succès chez la femme que chez l'homme, pe : |. L'hérédité : lorsqu'elle est chargée, doit pousser le chirur-

gien à l'intervention.

La gravité fonctionnelle de la maladie est une des bases les plus solides à l'indication opératoire, car les sympatectomi semblent agir avec une fréquence étonnante sur les troubles sub=

jectifs, qui rendent la vie de ces malades, intolérable.

La durée de la maladie a une grosse importance, et CARTIER écrit que les hypertensions de l'adolescence arrivées à la tren-. taine sont d'un mauvais augure,

L'état du coeur : "une trop grande arytimie, un bloc de branches ne m'encouragent pas à intervenir, à moins que l'éloquence du cardiologue n'arrive à me convaincre",

L'état du fond de l'oeil : oblige à battre en retraite lorsqu'il s'agit de lésions importantes et très ancicnnes.

Par contre, il incite à agir rapidement, lorsqu'il s'agit de lésions sévères, d'installation récente, très évolutivo.

L'état rénal : est capital, Et l'on peut dire que lorsque

la P,9.P, est antérieure à 20 % en 20 minutes. le Van Slyke à moins de 50 %,.

l'urée sanguine fixée au-dessus de 45 &

ue la densité urinaire constamment au-dessus de 1010,

l'intervention doit être dûment réfléchie,

| Je n'attachorai à donner de la ue la à plus smtaétie

a in. sur les troubles subjectifs.

A = Dans sk littérature.

L'accord est unanime pour dire que les ‘eympatheotoni es.

1 liorent d'une façon remarquable et presque constante les troublos 4 subjectifs, L'ESES 1 Ex, . - Pour PLATT, la sympathectomie met le malade à l'abri de cécité et elle le libère de ses céphalées,

- RAY dit que l'amélioration des signes subjectifs est te ;. lement fréquente qu'on serait tenté de lui accorder trop d'importanc.

en tant qu'indication opératoire ou comme preuve de l'effet bienfais de l'intervention, Par exemple, la céphalée importante que présent; la moitié environ des malades avant l'intervention a été, à pou d'ex tions près, supprimée ou très diminuée, même chez ceux qui n'ont eu 4

que peu ou pas d'abaissement de la pression sanguine,

- HINTON et LORD indiquent : du point de vue subjectif, le

malade sera très soulagé de ses céphalées, de son irritabilité, de sa

fatigabilité, même si la pression sanguine n'a pas été abaisséo d'un

façon marquée.

Etienne MARTIN assure que dans une proportion égale à 60

Es B - Parmi les malades du Service.

Les résultats sont les suivants :

56 des 65 r malades s opérés présentaient dos céphalées,

— Her chez ” autres, ART leur décès.

“n faut souligner Le parmi 8 malades qui continuent à x suivis ae

depuis à ans, aucun ne présente de céphalées.

Cyr" S s

: 50 Les vertiges :

| Parmi les 65 malades, 20 souffraient de vortiges avant l'intorve

DA

Parmi les opérés :

15 ont vu lours vertiges disparaître,

ES LR CS à de in à

E a présenté de nouveaux vertiges au bout de 6 ans,

2 en ont présenté temporairement,

5 ont gardé les vertiges malgré l'intervention.

24 c) Les douleurs lombaires :

Fee - 5 des 65 malades présentaient des lombalgies.

Tous les 5 semblent avoir été améliorés,

d) Les troubles visuels :

- 34 sur 65 malades présentaient des Monge visuels divers, 27 furent complètement guéris.

2 ont gardé des sensations de mouches volantes,

2 ont gardé une baisse de l'acuité visuelle.

Ceux qui n'ont pas guéri ont gardé des troubles divers,

des simples mouches volantes à la cécité complète,

het

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