‹ Hyperthermie et Système Neuro-VégétatifChapitre 23 sur 27 · Ù 1 1,5 | 1 1 17 REA AI DEA · texte numérisé non relu

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L'anneau de vaso-dilatation périphérique de la réaction à l'adrénaline est donc peu modifié au cours de l'hyperthermie. Son délai d'apparition est trois fois prolongé (4, 12, 17), et huit fois le même (2, 3, 5, 7, 9, 13, 14, 18). Le maximum apparaît trois fois plus tard (2, 3, 13), sept fois au même mo: ment (4, 7, 9,12, 14, 17, 18), une fois plus tôt (5). Ses dimensions sont une fois réduites (14). les autres fois inchangées.

De nos expériences, il résulte que les réactions vasculaires locales ne sont pas modifiées par l'hyperthermie. Si parfois on note de légères différences, dans le mode d'apparition, ou l’étendue, ces modifications ne sont pas plus importantes que celles que l'on peut constater d'un jour à l’autre chez le même sujet en apyrexie.

Nous ne sommes pas d'accord sur ce point avec les travaux de Rondelli qui, étudiant les réactions cutanées locales à l’histamine chez un très grand nombre de sujets, constate chez les fiévreux une réaction supérieure à la normale :

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extension plus grande, ou réaction plus rapide. En réalité, lorsqu'on étudie les résultats consignés dans ses tableaux, on constate que si les réactions sont souvent importantes au cours de la fièvre (6,8 cm.), il en signale lui-même d'aussi importantes en dehors de toute hyperthermie (8, 10 em.). D'autre part, ses examens ne furent pratiqués qu'une seule fois chez le même sujet et n'ont pas été confrontés à ceux obtenus en apyrexie. Il ne semble donc pas, et Rondelli se garde lui-même d'en tirer des conclusions absolues, que ses recherches permettent d'affirmer l'existence d’une augmentation des réactions cutanées locales au cours de l'hyperthermie.

Le fait, d’ailleurs, que l'hyperthermie ne modifie pas les réactions vaso-motrices des petits vaisseaux cutanés alors qu'elle modifie celle des gros vaisseaux, ainsi que le R. O. C. et le R. S., n’est pas pour nous étonner. Ebbecke, en 1917, avait déjà noté l'indépendance des réactions vaso-motrices des capillaires et des artères, celles-ci pouvant être parfois de sens opposés.

Le Professeur Roussy et Mosinger, d'autre part, se sont livrés à l'étude comparative des oscillogrammes et des réactions cutanées locales à l'histamine Ils ont constaté que les bains chaud et froid, les variations de position du membre, provoquent des modifications analogues mais non rigoureusement parallèles de ces deux réactions. Ils insistent sur le fait que c'est dans certaines conditions seulement que les modifications des deux réactions se font dans le même sens ; et qu'au contraire il y a souvent une dissociation nette entre le tonus artériel et le tonus vasculaire cutané.

Nos recherches mettent en évidence, elles aussi, l'indépendance des facteurs régissant les vaso-motricilés artérielle el capillaire : la première, nettement modifiée par la fièvre, doil ses modifications aux variations du tonus du système végélatif central. La seconde, inaltérée par la fièvre, semble dépendre d'un système indépendant, dont l'origine n'est pas encore élucidée ; système vaso-moteur végétatif probablement, mais système végétatif périphérique, indépendant dans une certaine mesure des deux grands systèmes centraux.

Citons, avant de terminer, l'étude intéressante que nous avons pu faire des réactions cutanées locales chez un sujet atteint d'une hémiplégie gauche. Ainsi que l’ont montré MM. Roussy et Mosinger, nous avons constaté à quatre reprises du côté paralysé un érythème histaminique minime, et un œdème, par contre, plus marqué que du côté sain.

Ces différences persistaient, inchangées, aux deux examens pratiqués en hyperthermie : l’érythème resta toujours minime, et apparut toujours 10 à 15” après celui du côté sain, l'æœdème était toujours plus marqué (1 eme. 5 et 3 cmc. contre 0 cmc. 5 et 1 cmc. 5).

Les réactions cutanées locales à l'adrénaline nous permirent de noter également le peu d'intensité et l'apparition tardive de l'anneau de vaso-dilatation, aussi bien en apyrexie qu'en hyperthermie (du côté paralysé, l’érythème parait après 36” en moyenne, du côté sain après 12”). La tache blanche, par contre, était d'apparition et de dimensions identiques d'un côté et de l’autre.

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