‹ Hyperthyroidisme et TuberculoseChapitre 4 sur 20 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

À l'approche du jour qui va lui conférer le diplôme de docteur en médecine, le plus sceptique d’entre nous ne peut se défendre d'une certaine émotion, en songeant à la voie nouvelle qu'il va suivre, en songeant d'autre part aux parents qui ne lui ont ménagé ni leur tendresse, ni leur sollicitude, aux maîtres qui ont contribué à former son esprit, aux amis enfin qui ont embelli ses années d'étudiant.

De là vient l'usage de faire précéder les pages consacrées au travail inaugural d'un avant-propos dans lequel le jeune docteur dévoile ses sentiments affectueusement reconnaissants envers tous ceux qui lui ont témoigné quelque intérêt. Cet avant-propos, c'est le coin de, psychologie intime, c'est le reflet de l’âme, c'est la page du cœur.

Aussi n’aurions-nous garde d'oublier cet usage, d’autant moins qu'au seuil de cette carrière médicale que nous aimons et qui nous a toujours plu, nous voulons dire comment nous entendons exercer notre art. Nous entendons l'exercer de

manière à mériter l'estime et la confiance de tous, Et pour

cela, nous ne pouvons avoir de meilleur exemple sous les veux que celui de notre père regretté qui, pendant près de trente années, apporta dans l'exercice de la médecine cette droilure et cette bonté que nous lui avons toujours connues. C’est lui qui fut notre premier maître et quinous avait encouragé à prendre la profession médicale, parce qu'il savait qu'elle est une des plus nobles.

Qu'il me soit permis de rendre ici hommage à sa mémoire.

Nous voulons également assurer de toute notre gratitude et de toute notre affection notre mère qui a toujours été si bonne pour nous. Qu'elle sache que nous n’oublierons ; jamais ce qu'elle à fait pour nous et tout ce dont nous lui sommes redevable ; qu’elle soit persuadée de lout nôtre attachement ainsi que notre sœur dont l'affection nous est si douce.

Nous voulons à aussi remercier les maires qui se sont intéressés à nous. Ce n’est pas sans émotion que nous nous ‘rappelons, alors étudiant de première année, les visites si intéressantes à l'hôpital de Mustapha de l'éminent clinicien qu'était le professeur Cochez, et à l'amphithéâtre, les lecons d'anatomie du savant professeur Trolard. Au pieux souvenir dont nous saluons ces maîtres disparus, nous voulons joindre le nom du regrelté professeur Scherb. Nous aimions ce maitre dont la science et la largesse d'esprit avaient su nous charmer. Aussi sa mort nous a-t-elle profondément i impressionné. |

Nous sommes heureux de pouvoir remercier M. le professeur Crespin pour l'accueil bienveillant qu'il nous a toujours réservé. Qu'il soit assuré de notre vive reconnaissance et de.

loue notre respectueuse sympathie,

Nous sommes également Heureux de remercier no$ mat tres à l'hôpital de Mustapha les docteurs Dumolard, Lemaire et Gillot qui nous ont toujours témoigné tant de bienveillance. Et CRUR RENE PTE

Il nous reste un dernier devoir à remplir : c'est celui d'assurer de notre entier dévouement tous nos amis qui nous ont apporté le réconfort de leur franche et belle amitié.

Le docteur Phélitie fut l'ami de tous les instants depuis le début de nos études, et les étapes successives de notre vie ont créé ces liens durables d’amitié qui nous unissent.

Une belle figure d’ami franc et loyal est également celle de Nicolaï, le Joyeux rapin, le boute-en-train de la bande. If sait l'amitié et l'estime que nous avons pour lui. Nous comptons également, parmi nos amis, l’ancien étudiant tapageur, maintenant grave magistrat, Auzimour qui allie à sa proverbiale bonne humeur des qualités de cœur que nous

apprécions au plus haut point, et le docteur en droit Vin-

centi, qui va bientôt revêtir la toge austère du juge de paix

et réalise lui aussi le type du véritable ami.

Nous n’aurons garde, en outre, d'oublier qu'au cours de nos études à Alger, nous avons connu (côté Médecine) des

amis tels que les docteurs Bonnet, Boulard, Carrega, Ciaval-

. dini, Devé, De Gournay, Meridi, Merlo et Paire et pendant

nos séjours à Montpellier, les docteurs Abry, Jourdan et Ros : (côté Droit) des amis tels que Maitre Letellier, Jobert, juge de paix, De Bonaftos de Latour, Muselli, Thiriet, administrateurs de commune-mixte.

Pourquoi à la liste si longue des victimes de leur

devoir faut-il ajouter le nom d’un ami, le docteur Perrol,

Re l

médecin de colonisation ? Un, sort cruel a ravi cet excellent

cœur, ce brave camarade.

Toutes ces amitiés formées. au Cours, s8 nos s'éiies reste,

LS

ront une des plus douces choses de nos années d’étudiantiet,

nous en garderons un impérissable souvenir, ht

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