‹ Hypnotisme expérimentalChapitre 41 sur 51 · HASCHISCH · texte numérisé non relu

HASCHISCH

Devant la narine, expression de gaîté voluptueuse qui développe chez le sujet un état d'érotisme qu'il manifeste par certaines phrases caractéristiques.

Le côté intéressant de l'action du haschisch, le tube étant appliqué, soit à gauche, soit à droite, à la région de la nuque, c'est de solliciter chez le sujet une série d'idées associées et de souvenirs anciens qui se développent chez lui d'une façon automatique et qui produisent ainsi, à chaque reprise, des petites scènes de comédie intime, avec chant, dont j'ai déjà indiqué les caractères. C'est dans cette circonstance, sous l'action du haschisch, que l'on voit le sujet, en train de chanter un air, s'arrêter instantanément lorsqu'on enlève le tube, incapable de continuer. A ce moment, on peut le ranimer, soit en mettant le tube dans le cou, soit en le faisant tenir par une autre personne dont on tient la main, comme s'il s'agissait d'une chaîne électrique.

Chloral

— 2 grammes -

Le tube appliqué au lieu d'élection, le sujet arrive rapidement en période de somnambulisme ; il se meta rire, sa figure est épanouie ; prend son mouchoir, se mouche, fait des grimaces dédaigneuses, tire la langue : « Comme j'ai sommeil, dit-il, — j'ai la tête lourde, je ne sens plus ma tête, je n'ai plus de tête et cependant j'ai une tête — on me donne maintenant des coups de dent, ça tourne, ça tourne. » Il se gratte la tête, se décoiffe, tire ses cheveux, puis il remue la tête en la tournant, paraît souffrir, l'incline en la laissant retomber en avant, s'accoude sur le fauteuil pour pouvoir mieux dormir et ferme les yeux — en même temps le cou est gonflé, la figure est turgescente, et on voit apparaître de la suffocation et des sanglots — on enlève le tube et le sommeil chloralique se dissipe au bout de cinq minutes; et au fur et à mesure que le sujet se rapproche de la période de léthargie de retour, il répète les mêmes

Page 1