‹ Hypnotisme, suggestion, psychothérapie (volume 2)Chapitre 132 sur 160 · PHLÉBITE SECONDAIRE A FIÈVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

PHLÉBITE SECONDAIRE A FIÈVRE TYPHOÏDE

pied assez rcaide. Après suggestion hypnotique, il marche plus facilement, avec plus d'assurance, sentant encore une certaine douleur.

Après une seconde suggestion, il ne ressent plus aucune douleur ni spontanée, ni par la pression.

Le 28, il marche bien, mais traîne un peu la jambe droite. Je l'endors et je le fais marcher pendant le sommeil, lui suggérant que la jambe est plus forte. Il marche en effet mieux.

Le 29, il marche très bien, n'a plus aucune douleur. Le 30, il se sent parfaitement guéri et demande sa sortie.

En résumé, à la suite d'une fièvre continue prolongée, le malade présente un certain degré de paralysie douloureuse du membre inférieur droit. Une certaine exagération des réflexes tendineux, et une atrophie du mollet droit peuvent faire penser à une myélite secondaire. La suggestion enlève rapidement les douleurs et arrive graduellement à restaurer la fonction.

Observations de troudles liés a des maladies organiques diverses

Observation XG. — Phlébite consécutive à une fièvre typhoïde. — Suppression rapide de la douleur par suggestion hypnotique et résolution rapide. — Rechute de la phlébite; nouvelle suppression de la douleur par suggestion.

R... (Félicie), âgée de vingt-huit ans, domestique entre àrhôpilal le 23 octobre 1889, onzième jour d'une fièvre typhoïde. De constitution assez délicate, lymphatique et chloro-anémique, sans maladie antérieure.

La température d'abord entre 40 et 41° s'abaisse vers le 25 et continue à osciller entre 39 et 40°. La défervescence commence vers le novembre, vingtième jour et est achevée vers le 10, vingt-neuvième jour: pas de complications pendant le cours delà maladie. Pendant la convalescence vers le 24 novembre, le malade se plaint d'une douleur spontanée et à lapression dans le mollet droit. Le 22, je constate une phlébite, toute la jambe est enflée. Hier, à 3 heures, la douleur a augmenté dans le mollet et l'empêcha

de dormir. Le réseau veineux superficiel est plus marqué. A la pression douleur dans toute la cuisse à partir du tiers moyen, dans la jambe, douleur très vive au niveau du jarret et se continuant dans le mollet. Pas de fourmillements ni d'engourdissements. La pression sus-inguinale droite détermine aussi de la sensibilité. •

La malade est hypnotisable en sommeil profond. A la suite de la suggestion, la douleur diminue, et la malade dort bien la nuit.

Le 27 novembre, la douleur est localisée, très vive à la pression au creux poplité; la malade contracte douloureusement les traits à la moindre pression.

Par suggestisn hypnotique, cette douleur dispai^ail immédiatement et ne reparait plus.

Le 2 décembre, la jambe a beaucoup désenflé, le jarret est indolore.

Le 10 décembre; il n'existe plus qu'un léger œdème au niveau des malléoles. Le il, la malade peut se lever. La guérison se maintient.

La malade quitte l'hôpital le 21 décembre.

Elle rentre le 16 janvier. A la suite d'une fatigue contractée au bal, elle ressentit de nouveau une douleur dans la cuisse droite qui s'étendit bientôt à la jambe. Actuellement la jambe est enflée, œdème blanc assez considérable de la jambe et de la cuisse. Circulation nerveuse superficielle assez développée. Elle indique la douleur nettement sur le trajet de la veine fémorale depuis l'arcade crurale, jusqu'à l'anneau des adducteurs; cette douleur est vive à la pression.

Le 20, même état. Suggestion hypnotique. Au réveil, la douleur spontanée et à la pression a complètement disparu.

Cette douleur reste définitivement disparue. Le 31 janvier, la malade commence à se lever, l'œdème est en voie de disparition. Le 8 février il a à peu près disparu. La malade reste encore au service, sans aucune douleur jusqu'au 27 février et rentre chez elle guérie.

Il s'agit d'une phlébite pendant la convalescence d'une lièvre typhoïde. 'La douleur de la phlébite a été enlevée rapidement par suggestion, une rechute a été enrayée de même. Sans doute, il ne s'agissait pas d'une phlébite oblitérante ; la suggestion ne peut résoudre le caillot oblitérateur ni établir d'emblée une circulation collatérale. Mais

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