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OBSERVATION XIX. — Hystérie depuis deux ans. — Crises convulsives. Douleur abdominale. Boule. — Strangulation. Diminution de la vision et de l'ouie à droite. Suppression rapide des troubles sensoriels pur sugacstion. Amélioration sans guérison en dix-sept jours.
J. S..., âgée de dix sept ans, entre à l’hôpital le 20 juillet 1886 pour des symptômeshystériques. Il y a deux ans, à la suite de contrariétés, elle eut pour la première fois des crises hystériques pendant huit jours; depuis ce temps elle avait de temps en temps des douleurs abdominales qui duraient peu de temps, mais se répétaient plusieurs fois dans la journée. Depuis Pâques cette douleur est continue, s’irradie dans les membres inférieurs, vers l’épigastre, vers la région précordiale. Depuis quinze jours, elle a en outre des crises d'hystérie qui surviennent tous les soirs entre huit et neuf heures. La crise commence par des douleurs nerveuses géné. ralisées et une sensation de pression au niveau des seins qui existent aussi dans l'intervalle des crises et s’exaspèrent à ce moment- La malade perd connaissance, devient raide, a du trismus, des convulsions cloniques; elle ne s’est jamais mordu la langue.
J. S... est bien réglée, sans leucorrhée, sans douleurs; les crises ne sont pas provoquées par les époques menstruelles. Sa mère est
très nerveuse.
C’est une jeune fille, bien constituée, intelligente. Depuis Pâques, sans cause connue, elle est triste, impressionnable, pleure facilement, a peu de goût pour le travail. Elle a perdu l'appétit; vomit facilement, digère lentement, sans renvois, va normalement à la selle, accuse un goût de sang dans la bouche. Elle a souvent des battements de cœur, surtout la nuit, pendant cinq minutes. Elle accuse une sensation continue de crampe épigastrique et de corps lourd remontant de l’épigastre à la gorge avec strangulation. Pendant que nous l’interrogeons elle est prise d’une crampe en flexion avec occlusion des deux mains; cette crampe dure une minute, puis se résout spontanément; elle l’a souvent, dit-elle. La dernière série de crises hystériques a eu lieu, il y a quatre jours, le jour de son arrivée à Nancy: elle n'en a pas eu depuis. Pas de céphalalgie spontanée, mais douleur à la pression un peu forte, à la tête et sur tout le corps. Pas d'ovarialgie spéciale-
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